"Nous n'envisageons pas le conseil en investissement financier sur le court terme"

Selon le patron de la Fintech Linxo, Bruno Van Haetsdaele, le rôle des agrégateurs bancaires ne concurrencera pas pour le moment les CIF.

Quel rôle futur pour les agrégateurs bancaires ? Difficile à savoir aujourd'hui tant que les premiers éléments de la révision de la Directive sur les services de paiements (DSP2) ne sont pas publiés. Dans les grandes lignes, cette directive va permettre aux agrégateurs un accès plus simple aux comptes bancaires des particuliers qui souhaitent utiliser ses services en forçant les banques à collaborer avec eux.  

Mais le modèle de ces fintechs ne s'arrête pas là. Elles visent à développer leur activité via notamment des partenariats avec les banques et les sociétés d'assurances. Linxo est actuellement en discussions avec plusieurs acteurs pour se développer. Les objectifs sont nombreux, à l'image du concurrent Bankin' qui souhaite développer des alertes à ses utilisateurs sur la renégociation de crédits. 

Se dirige-t-on vers un modèle de conseil de la part de ces agrégateurs ? Le patron de Linxo explique que l'agrément CIF est nécessaire pour l'exercer, fermant la porte à cette possibilité. Mais, ajoute-t-il, "sur le moyen-terme, tout peut être envisagé".