Mi-temps thérapeutique, un effort bien mal indemnisé : analyse de la société d’actuariat conseil Aprécialis

On parle de mi-temps thérapeutique lorsqu’un salarié reprend une activité à temps partiel pour raison médicale après une période d’arrêt de travail. La durée totale du mi-temps ne pourra excéder 12 mois, non renouvelable, généralement prescrit par période 2 ou 3 mois. Il vise notamment à favoriser l’amélioration de l’état de santé du salarié ou à permettre à ce dernier d’effectuer une rééducation ou une réadaptation professionnelle. C’est une étape transitoire entre l’arrêt et la reprise d’activité à temps plein.

Véronique Lamblé et Jean-Nicolas Marrilliet du cabinet d’actuariat conseil Aprécialis, expliquent dans une note détaillée que le mi-temps thérapeutique soulève deux problématiques majeures : d’une part les CPAM sont autonomes sur la rémunération versée ; d’autre part le code du travail traite cette reprise comme un temps partiel. 

En conséquence le salarié peut se trouver moins bien indemnisé en reprise en mi-temps thérapeutique qu’en arrêt total et qu’en période de plein emploi, avance les auteurs.