LH2 April publie son 4ème baromètre de l'équité en santé

La 4ème édition du Baromètre LH2/APRIL de l’équité en santé, une étude conjointe de la Fondation APRIL et de l’Association des assurés APRIL, révèle que les Français se sentent de moins en moins responsables face au déficit de la Sécurité sociale mais restent prêts à changer de comportement pour réduire leurs dépenses de santé.

40% des Français se considèrent comme les principaux responsables du déficit actuel de la Sécurité sociale en tant qu’individus. Ce sentiment de responsabilité individuelle des Français accuse un net recul par rapport aux années précédentes (46% en 2011, 47% en 2013), alors que l’Etat et les laboratoires pharmaceutiques se disputent la deuxième place depuis 2011 aux yeux des Français.

Même si les Français continuent de se reconnaître comme les premiers responsables de la situation, le contexte actuel d’austérité peut leur faire craindre une nouvelle mise à contribution. Cela pourrait expliquer le recul de ce sentiment de responsabilité.

De plus, malgré l’ampleur du déficit qui perdure au fil des années, la Sécurité sociale continue à régler les remboursements de frais de santé, en temps et en heure. La gravité de la situation n’a donc pour l’instant aucun impact sur la vie quotidienne des Français.

Malgré un sentiment de responsabilité en recul, les Français sont toujours prêts à faire des efforts à un niveau individuel pour réduire le déficit de la Sécurité sociale.

Plus des ¾ des Français sont ainsi prêts à limiter leur consommation de médicaments (81%), prendre des médicaments génériques (80%) ou encore demander conseil à un pharmacien en cas de petit problème de santé (78%). Cette proportion est stable depuis 2 ans. 

Des efforts certes mais à condition qu’ils n’impactent pas leur budget. A titre d’exemple, ils sont moins nombreux que l’année dernière à accepter le déremboursement de médicaments peu utiles (59% contre 55% en 2013). 

Source : communiqué de presse