Les prud'hommes considèrent qu'un chauffeur Uber n'est pas un salarié

Le conseil des prud'hommes de Paris a débouté, le 29 janvier, un ancien chauffeur Uber qui souhaitait être reconnu salarié, et à ce titre bénéficier des droits sociaux correspondant, selon Reuters. Agé de 24 ans, l’homme demandait ainsi la requalification de son contrat de prestataire en contrat de travail, réclamant le paiement de ses congés payés, une indemnité forfaitaire pour travail dissimulé et le remboursement de ses frais professionnels.

Or selon le jugement, les prud’hommes ont considéré que l’ex chauffeur avait « toute liberté pour travailler selon les horaires et les jours qui lui convenaient », que « cette liberté totale » dans son organisation fait « obstacle à une reconnaissance d'un contrat de travail ». Conséquence : il s'agit d'un « contrat commercial » conclu entre lui et la société Uber.

Une décision saluée par Uber France, d’après l’agence : « des dizaines de milliers de chauffeurs en France utilisent l'application Uber car elle leur permet de décider en temps réel, si, quand et où ils veulent conduire. Cette première décision du conseil de prud'hommes confirme que cette liberté de choix est possible », a réagi la société. L'avocate du chauffeur a de son côté fait part de son intention de faire appel.