Les débuts prometteurs de la complémentaire santé en entreprise

Une étude de l'Audirep note un bilan assez positif sur l'application de l'ANI, une réforme qui a pourtant connu quelques retards à l'allumage.

La généralisation de la complémentaire santé se serait mieux déroulée que prévu, à en croire une récente étude réalisée un an après par l'Audirep pour la Fédération française de l'assurance (FFA) et la Mutualité française. L'enseignement principal de cette enquête menée auprès d'environ 1.000 entreprise est que la majorité d'entre elles est allée plus loin que le minimum légal dans la couverture santé de leurs salariés.

«Alors que la loi prévoit une prise en charge minimale par l’employeur de la complémentaire santé de 50 %, celle-ci est de 57 % pour les PME-ETI-GE et de 59 % pour les TPE», souligne l'étude. Plus de la moitié d’entre elles ont également choisi un niveau de garanties supérieur au niveau de garanties minimal ou à celui négocié par les branches, ajoute l'Audirep. Ce qui entre en contradiction avec un argument assez répandu d'une couverture a minima, source d'explosion des contrats de surcomplémentaires.

Un peu plus d'un an après la mise en place de la loi et alors que l'entrée en vigueur de la disposition a suscité une longue période de flottement, 99 % des PME/ETI/GE et 95 % des TPE déclarent proposer une couverture santé à leurs collaborateurs, selon ces chiffres. C'était respectivement 85 % et 71 % en 2015. 

Par ailleurs, plus de la moitié des entreprises sont concernées par des accords de branche«Les recommandations sont plutôt suivies par les entreprises (66 % des TPE concernées, 55 % des PME/ETI/GE), même si plus leur taille augmente, plus la mise en concurrence est forte», explique l'étude.