Prévoyance patrimoniale

Savoir lire les garanties pour éviter les pièges

Cet atelier portant sur les garanties de prévoyance a insisté sur les points de vigilance à observer de la part des conseillers
l'agefi, Emmanuel Huget, Audrey Fisac, Philippe Jourdan-Gassin et Thibaud Hager

L’intérêt de la prévoyance n’est plus à démontrer pour qui se présente comme exerçant une mission d’approche patrimoniale globale. Au regard de la diversité des solutions proposées, l’atelier avait pour objectif de balayer les grandes catégories de garanties : décès, perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), incapacité et invalidité permanente partielle ou totale (IPP ou IPT), en mettant en lumière les points incontournables à surveiller.

Audrey Fisac, inspecteur de la compagnie MetLife sur la région Provence Alpes-Côte-d’Azur, et Thibaud Hager, actuaire et manager de la société d’actuariat conseil Optimind Winter, ont apporté à l’assistance une définition suivie d’une grille de lecture desdites couvertures. De son côté, Philippe Jourdan-Gassin, dirigeant de la société de courtage AACA-Jourdan-Gassin Courtage et de la société de conseil en gestion de patrimoine Jourdan-Gassin Patrimoine, a apporté des compléments à partir de son expérience auprès des clients patrimoniaux en soulignant notamment l’importance des garanties de prévoyance lorsque l’on est jeune et que le patrimoine est encore insuffisant pour faire face à un sinistre majeur. Enfin, Emmanuel Huget, responsable du développement de l’association Agipi, a présenté un cas pratique optimisant l’équipement à réaliser pour un non-salarié.

Décès et PTIA.

Audrey Fisac a insisté sur l’âge limite des couvertures et Thibaud Hager a mis l’accent sur la lecture des exclusions – sports mais aussi alcoolémie – en rappelant les différences majeures entre les contrats collectifs d’entreprise, sans sélection médicale, et les couvertures individuelles. Il a également invité aussi les professionnels à penser aux sorties en rente (éducation, conjoint, orphelin). Philippe Jourdan-Gassin a entre autres souligné l’importance d’attendre l’acceptation totale du nouvel assureur, et pas seulement en cas d’accident, avant de faire résilier l’ancien contrat, au risque pour les intermédiaires de se retrouver en situation de défaut de conseil.

L’incapacité.

Pour Audrey Fisac, il est notamment impératif de surveiller la définition de la garantie en choisissant le contrat qui retient une couverture en cas d’impossibilité d’exercer « sa profession » et pour Thibaud Hager de vérifier la couverture ou non des maladies non objectivables (dépression, mal de dos) avec leur possibilité de rachat. Enfin, il a invité à privilégier les garanties forfaitaires en cas de fluctuation de revenus (artisan par exemple) pour les contrats individuels. Philippe Jourdan-Gassin a insisté sur la durée d’indemnisation de 1.095 jours en soulignant qu’il était impératif de lier les garanties incapacité et invalidité.

Invalidité.

En IPP et l’IPT, il est préférable pour l’assuré, selon Audrey Fisac, d’opter pour un contrat qui détermine le pourcentage de la rente versée selon la formule T/66 (ou T est équivalent au taux d’invalidité). Thibaud Hager a insisté de son côté sur la date de fin de la couverture, l’analyse du risque mais aussi les conséquences des fausses déclarations. Quant à Philippe Jourdan-Gassin, il a rappelé que certains contrats pouvaient proposer une couverture de l’IPP à partir de 10 %, largement au-dessus des 33 % souvent relevés sur le marché.

Cas pratique.

Emmanuel Huget a déroulé ensuite un cas soulignant les besoins à garantir pour un ancien cadre devenu chef d’entreprise et relevant désormais du statut de travailleur non salarié.