Retraite : les Français méfiants de leur niveau de pension

Selon une étude, 36% pensent percevoir un montant suffisant pour maintenir leur niveau de vie.

Les Français ne sont pas très confiants dans leur système de retraite. Une étude menée par le fournisseur de solutions numériques Alight Solutions, en partenariat avec l’université de Grenade, souligne la méfiance des actifs (1).

Ce n’est pas tant la certitude de percevoir une pension que son montant qui les chiffonne : 75% des sondés ne doutent pas qu’ils en percevront une. En revanche, ils ne sont que 36% à estimer que son montant pourrait leur permettre de maintenir leur niveau de vie actuel une fois à la retraite.

Au niveau européen, la méfiance est plus marquée. Un travailleur sur quatre (27%) n'est pas convaincu de pouvoir bénéficier d'une pension à la retraite. «C'est en Italie (38%) que le manque de confiance dans les pensions de l'État est le plus marqué, suivie de l'Allemagne (32%), de l'Espagne (30%), du Royaume-Uni (25%) et de la France (24%)», détaille Alight Solutions dans un communiqué.

Selon l’étude, le niveau de confiance reste le même d'une génération à une autre, mais varie selon l'expérience professionnelle. Ainsi, les personnes qui comptent plus de 41 ans d'expérience professionnelle présentent un niveau de confiance plus important, «probablement parce qu'elles remplissent les conditions d'obtention de la retraite et parce qu'elles commenceront bientôt à la percevoir», avancent ses auteurs.

Conséquence de cette méfiance : les travailleurs français se tournent vers des dispositifs complémentaires. Plus de la moitié des personnes interrogées cotisent à des plans de retraite supplémentaires en sus de ceux exigés par la loi. Un peu plus de 10% d'entre elles cotisent aussi bien de manière autonome que par le biais de leur entreprise. Pour les autres, le principal frein est un problème de rémunération actuelle (voir ci-dessous)

Source : Alight Solutions

(1) Indice de perception de la retraite Alight, réalisé entre février et mars 2022 en collaboration avec l'Université de Grenade. Au total, 2.409 salariés européens ont participé à l'étude, avec une répartition presque équitable entre les hommes et les femmes, et entre les six pays européens : Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Espagne et Pays-Bas.  402 répondants en France.