Protection sociale : les pistes de la Cour des comptes pour redresser la barre

Le rapport annuel de la Cour des comptes est l’occasion d’esquisser des pistes pour trouver des gains d’efficience en matière de dépenses de santé et sur la réforme des retraites

Dans le cadre de son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques, la Cour des comptes a identifié les leviers d’action qui permettraient de maîtriser la dérive des dépenses de santé et respecter la trajectoire du programme de stabilité européen 2017-2020. De manière générale, la France présente une situation de ses finances publiques dégradée par rapport aux autres pays de l’UE et l’objectif du programme est de ramener le déficit sous la barre des 3 % de PIB. En matière de dépenses de santé rapportées au PIB, «  la France se caractérise par des dépenses parmi les plus élevées au monde (11,1 % en 2014) », précise le rapport. « Des gains d’efficience sont à rechercher à travers une recomposition de l’offre, s’agissant des hôpitaux, comme de la médecine de ville. Des économies pourraient également être trouvées par une accélération du développement de la chirurgie ambulatoire en substitution de la chirurgie conventionnelle , par la maîtrise des prescriptions hospitalières ou par la prise en charge des affections de longue durée via un forfait global de rémunération des professionnels  plutôt que via un paiement à l’acte », poursuit le rapport.

En matière de retraite, qui était l’un des thèmes de campagne d’Emmanuel Macron, si la Cour fait le constat que d’importantes réformes sont déjà intervenues et qu’elles touchent autant le secteur public que privé, elles ne suffisent pas à garantir durablement l’équilibre financier du système. La Cour suggère l’instauration de méthodes nouvelles de concertation entre l’Etat et les partenaires sociaux sans toutefois donner plus de précisions. Elle souligne par ailleurs que : « les évolutions engagées devraient rechercher un objectif d’équité accrue entre actifs, actifs et retraités et entres retraités en fonction des générations et des statuts professionnels ».