Pouvez-vous rappeler les grands principes de la directive MIF 2 ?

Pouvez-vous rappeler les grands principes de la directive MIF 2 ?

Pouvez-vous rappeler les grands principes de la directive MIF 2 ?

Pouvez-vous rappeler les grands principes de la directive MIF 2 ?

La directive MIF 2 vise à réglementer les intervenants sur les marchés financiers et à renforcer la protection des investisseurs. Cette dernière a fait parler d’elle ces derniers temps et en particulier la mesure concernant la possibilité pour certains prestataires financiers de percevoir des rétrocessions de la part des producteurs d’instruments financiers. En effet, MIF 2 pose le principe de leur interdiction pour tous les acteurs de la gestion privée, notamment ceux qui délivrent un conseil dit « indépendant » ou ont une offre de gestion sous mandat.

Quelles implications pour la gestion discrétionnaire ?

En France, la gestion privée repose fortement sur les rétrocessions perçues de la part des producteurs d’instruments financiers. Pour certaines sociétés de gestion, notamment entrepreneuriales, elles représentent encore 50 % de leur chiffre d’affaires. Certaines d’entre elles devront passer d’un business model où les revenus provenaient à la fois de la facturation aux clients et de rétrocessions à un business model dans lequel elles ne pourront plus que facturer leurs prestations à leurs clients. Les clients les moins fortunés n’auront plus accès à cette offre qui sera plus coûteuse et l’accès à des fonds tiers s’en trouvera sans doute réduit, beaucoup de sociétés de gestion privilégiant des fonds maisons sur lesquels elles continueront à percevoir des rémunérations.