Plus d’un expatrié sur deux n'a pas de couverture retraite

Plus de la moitié des expatriés déclarent ne pas cotiser à un dispositif de retraite au-delà du régime obligatoire local, selon le baromètre Humanis-Lepetitjournal.com

La question de la couverture retraite n’est clairement pas la priorité des Français expatriés. En effet, ils sont 53 % à déclarer ne disposer d'aucune couverture au-delà du régime local obligatoire pour eux-mêmes ou leur conjoint, et sont même 6 % à ignorer s’ils cotisent, d’après le baromètre Humanis-Lepetitjournal.com. Or 63 % des 2 à 2,5 millions de Français expatriés sont en dehors de l’Union européenne et ne bénéficient pas des accords intracommunautaires. Un taux de non couverture « inquiétant car l’accumulation des droits n’est pas automatique quand on quitte le territoire français », souligne Humanis, exposant bien sûr les Français expatriés non couverts à « un niveau de pension moindre ».  

Parmi les expatriés qui déclarent cotiser, de plus en plus le font via un système privé local  (65 %), tandis que seulement 40 % optent pour un système de retraite français : la retraite de base, la retraite complémentaire Agirc-Arrco ou un système privé, ou encore simultanément à plusieurs de ces dispositifs.

A noter que dans le cas des expatriés français aux Royaume-Uni, le Brexit suscite des inquiétudes particulières, car ces derniers bénéficient aujourd’hui des droits liés aux accords européens, toujours d'après Humanis. Quelque 54 % d'entre eux expriment ainsi des craintes sur leurs droits relatifs à la retraite, et 55 % sur la couverture santé.  

Pourtant, ils disent globalement rester « très attachés au système de protection sociale Français ». Ils sont 75 % à juger important de garder le lien avec celui-ci, et près de la moitié des personnes interrogées (49 %) estiment que « la protection sociale ‘à la française’ fait partie de ce qui leur manque le plus à l'étranger’ ». C’est d’ailleurs l’une des raisons qui les pousse à faire machine arrière : dans plus d’un quart des cas (26 %), leur retour en France est dû à cette raison, conclut l'étude.