Santé / Inquiétude chez Carte Blanche Partenaires

La plate-forme pointe le risque d’une médecine à deux vitesses engendré par le PLFSS

Dans un communiqué en date du 14 novembre, Jean-François Tripodi, directeur général de Carte Blanche Partenaires, s’alarme sur les conséquences du PLFSS 2014 sur les complémentaires santé.

La plate-forme explique que les évolutions législatives en cours – avec le recours à l’appel d’offres à la place du label pour sélectionner les contrats éligibles à l’ACS (aide à la complémentaire santé) et, pour les contrats solidaires et responsables, le plafonnement des remboursements des dépassements d’honoraires des médecins ainsi que les minimas et plafonds pour l’optique, le dentaire et l’audioprothèse – convergent vers une conséquence majeure pour les Français : l’accentuation d’une médecine à deux vitesses !

Elle poursuit en expliquant que la loi Le Roux va interdire aux plates-formes santé de mettre en place des réseaux avec des médecins, qui pourront alors pratiquer les tarifs qu’ils désirent sans lien avec des critères de qualité, et cela malgré la difficile application de l’avenant 8 de la convention médicale. Nous constaterons donc que si certains Français disposant de revenus confortables pourront se soigner et assumer un reste à charge plus important, les autres devront se satisfaire d’une prestation parfois «limitée» de moindre qualité. L’impact sera encore plus important pour les assurés qui sont sous contrat collectif, les niveaux de garanties étant généralement plus élevés.

« Il faut aujourd’hui que les plates-formes santé soient intégrées dans le projet de loi relatif aux contrats ACS et aux contrats solidaires et responsables pour le dentaire, l’optique et l’audioprothèse. Il ne faut pas oublier que les réseaux que nous gérons permettent de diminuer le reste à charge en respectant des produits et des prestations de qualité », soutient Jean-François Tripodi.