La pérennisation du système des retraites mise à l'épreuve par les Français

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Une étude du Cercle des épargnants montre une aggravation de l'inquiétude des Français sur l'avenir de leur retraite.
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L'optimisme n'a jamais réellement primé quand il s'est agi d'interroger les Français sur leur retraite mais la vision de l'avenir du système des retraites connaît une nouvelle aggravation dans le sentiment des futurs pensionnés. Selon une étude du Cercle des Epargnants publiée mardi 14 mars, 60% des Français se disent inquiets lorsqu'il s'agit de considérer leur future retraite, soit une brusque hausse de 10 points par rapport à l'an dernier (voir le graphique). Interrogés sur la considération du système des retraites dans son ensemble, 87% affichent leurs craintes.

Principal sujet de préoccupations, le montant de la future retraite où 79% des personnes s'inquiètent de manquer d'argent, loin devant le changement de vie (37%). Un phénomène aggravé par l'absence de vision claire sur ce qu'ils pourront réellement toucher une fois à la retraite (pour 71% d'entre eux). Plus généralement, le financement général des retraites est le sujet majeur de doutes devant l'assurance maladie et l'aide au logement.

Dans ce contexte assez dépressif, les différentes formules – dont certaines sont portées par des candidats à l'élection présidentielle – ne semblent pas susciter d'adhésion majeure. Mesure impopulaire portée par François Fillon, le relèvement de l'âge de départ suscite le rejet de six Français sur dix. C'est même 80% sur la baisse des pensions. Le développement des fonds de pension est la solution la plus prisée (46% d'adhésion).

La confiance des Français en la capacité des futurs décideurs d'assurer une pérennité du système des retraites est donc sans surprise très limitée. Les principaux prétendants à l'Elysée oscillent entre 14% et 18% de confiance sur ce thème. Benoit Hamon est en tête, François Fillon ferme la marche juste devant Emmanuel Macron. Un manque de confiance aggravé par le fait que les Français avouent très majoritairement ne pas connaître les programmes des candidats en la matière.