La fondation Concorde pour une prise en charge de la dépendance public/privée

Elle appuie la proposition de la FFA et de la FNMF de créer un produit d'épargne ciblé adossé à la complémentaire santé responsable et articulé avec l'APA.

La fondation Concorde s'est penchée sur le financement de la perte d'autonomie, serpent de mer législatif s'il en faut : la loi « Grand âge et autonomie » traîne dans les cartons du gouvernement depuis deux ans, au bas mot. Les chiffres eux, ne souffrent pas l'aléatoire. 2,5 millions de seniors en situation de dépendance, 4 millions projetés d'ici 2050. Le coût de la prise en charge atteint les 30 milliards d'euros, dont 6,3 milliards de reste à charge pour les ménages, sans prendre en compte le travail informel des 4 millions de proches aidants. A cela se rajoute la problématique post-crise sanitaire de l'appauvrissement de la population, avec une capacité d'allocation d'épargne de long terme faible pour les quatres premiers déciles de population. La surépargne se concentre essentiellement sur des produits de très court terme et de précaution et n'est donc pas allouée à de la retraite de long terme. 

Pour parer à la vague qui s'annonce, la fondation Concorde propose de rendre plus incitatif le recours au PER, tant pour les employeurs que pour les salariés et indépendants. Mais surtout, de créer un dispositif généralisé de prise en charge de la perte d'autonomie dans le cadre d'un partenariat privé/public articulé avec l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), tel que proposé par la Fédération française de l'assurance (FFA) et la Fédération nationale de la mutualité française (FNMF). Il s'agirait d'un produit d'épargne dépendance ciblé et individualisé pour réduire le reste à charge et assurer une couverture universelle de la dépendance lourde. Le contrat d'assurance serait adossé à la complémentaire santé responsable pour garantir une cotisation généralisée.

La rente serait versée à tout assuré sans considération de son parcours de protection sociale, en contrepartie de la prise en charge par l'Etat des cotisations dues pendant les périodes de bénéfice de la complémentaire santé solidaire (CSS). Sa distribution serait assurée par un pool de coassurance, en complément de l'APA. Les assureurs effectueraient pour le compte des pouvoirs publics le pilotage de long terme et la gestion des provisions.