La crise interroge les futurs retraités

71 % des actifs âgés de 50 à 62 ans déclarent s’être posé des questions sur les conséquences possibles de la crise sanitaire sur leur future retraite.
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A l’occasion de l’ouverture de la 6e édition des Rendez-vous de la retraite, l’Assurance retraite et l’Agirc-Arrco ont demandé à OpinionWay d’interroger plus de 2.000 Français actifs âgés de 50 à 62 ans sur leur rapport à leur future retraite. La crise sanitaire incite la majorité d'entre eux à y réfléchir d'avantage. Ainsi, 71 % des interrogés déclarent s’être posé des questions sur les conséquences possibles de la crise sanitaire sur leur future retraite. La moitié d’entre eux (51 %) estiment que le contexte de crise pourrait les inciter à revoir leur rapport à la retraite. Un tiers (33 %) avouent avoir déjà commencé à y réfléchir. La proportion monte à 54 % chez les artisans, commerçants, chef d’entreprise, plus impactés que d’autres catégories par une baisse de revenus.

Alors qu'un peu plus d’un quart des actifs âgés de 50 à 62 ans a été concerné par une période de chômage, d’activité partielle ou par une baisse de rémunération, le niveau de sa propre retraite est évidemment la première source de questions. Parmi ces interrogations, deux sujets arrivent en tête : le montant de leur future retraite et le nombre d’années qu’il leur reste à travailler pour avoir une retraite suffisante, pour plus de 80 % d’entre eux.

Ces actifs avouent d’ailleurs que l’aspect financier pèse fortement dans le choix de leur départ à la retraite (84 %) avec notamment la volonté d’acquérir un pouvoir d’achat suffisant.

L’importance du conseil personnalisé

L'étude montre également l'importance de l'accompagnement des futurs retraités. Ils sont 77 % à souligner "l’importance de conseils et services personnalisés". Principalement pour savoir ce à quoi ils auront droit une fois à la retraite compte-tenu de leur parcours, mais aussi pour être accompagnés dans leurs réflexions et choix futurs, et notamment sur les possibilités et aménagements de fin de carrière. Ils sont plus nombreux encore (80 %) à requérir un accompagnement personnalisé pour faire le point sur les démarches administratives à effectuer.

A noter que les femmes, parfois confrontées à un parcours professionnel moins linéaire, sont plus intéressées par des conseils personnalisés sur les dispositifs de prolongation d’activité (surcote, majorations ou cumul emploi-retraite) que les hommes (74 % contre 66 %).

Pour répondre à leur besoin d’accompagnement, les actifs âgés de 50 à 62 ans sont une petite majorité (54%) à identifier les caisses de retraite comme principales sources d’information. Les interrogés se tournent également vers leur environnement professionnel, leur entourage familial ou d’autres acteurs privés. Moins de la moitié d’entre eux savent que certains organismes de retraite offrent la possibilité de joindre un conseiller retraite en ligne et seuls 10 % déclarent y avoir eu recours. Des chiffres qui montrent le chemin qu'il reste à parcourir et l'étendu du marché potentiel pour les conseillers.