Evolution des modèles de commissionnement : une thématique globale

Evolution des modèles de commissionnement : une thématique globale

Les États-Unis ont précédé l’Europe en matière de réforme des systèmes de commissionnement. Le marché américain de la distribution, où se juxtaposaient différents modèles (facturation du conseil, rétrocessions, frais d’entrée et de sortie…), s’est régulé de lui-même. Les rétrocessions ont peu à peu disparu, notamment chez les conseillers financiers, entraînant le développement important des solutions indicielles et des modèles d’allocation d’actifs sur les plates-formes et chez les robo-advisors. En Europe, si MIFID 2 n’a pas encore été implémentée, plusieurs initiatives locales sont déjà en place comme au Royaume-Uni via la réglementation RDR (Retail Distribution Review) depuis le 1er janvier 2013 et aux Pays-Bas début 2014. Au Royaume-Uni, le nombre de CGPI a significativement diminué et l’accès au conseil d’investissement s’est réduit aux clients les plus aisés, délaissant la plus grande partie des investisseurs sans la moindre assistance financière. Aux Pays-Bas, le distributeur doit justifier auprès du régulateur son choix de produit dans le cas où il n’est pas le moins cher, faisant de la gestion indicielle la grande gagnante de cette réglementation. Par ailleurs, nous observons que les conseillers orientent leurs clients vers des mandats de gestion pour échapper à la réglementation actuelle. Enfin la Suisse, pays clé de la gestion privée mais qui n’est pas directement impacté par MIFID 2 car non membre de l’Union européenne, a rendu obligatoire, par décision de justice en 2013, la restitution des rétrocessions par les gérants sous mandat à leurs clients. D’autres devraient suivre…