Epargne retraite: le CIMR menace la collecte 2017

Les répercussions du prélèvement à la source et de l’année de transition inquiètent les acteurs du marché de l’épargne retraite.

Les présidents des différentes associations d’épargnants (Faider), de conseillers financiers (Anacofi-CIF), des courtiers (CSCA), des agents généraux (Agéa) et de CGP (CNCGP) ont adressé mercredi une lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle.

Pour éviter un phénomène de double imposition, le crédit d’impôt de modernisation du recouvrement (CIMR) neutralise l’impôt sur les revenus non exceptionnels perçus en 2017. Le gouvernement a accordé aux contribuables la récupération des réductions et crédits d’impôt dus l’année de transition, sans toutefois étendre sa tolérance aux avantages fiscaux des produits de retraite complémentaire (Perp, Prefon, Corem, Madelin, article 83, PERE…). La déductibilité des primes versées sera sans effet en l’absence de revenus exceptionnels imposables.

Les professionnels craignent sur 2017 un important coup d’arrêt dans le développement de l’épargne retraite, soulignant que ce sont près de 30.000 acteurs qui seront affectés. Pour préserver le secteur, ils réclament la mise en place d’un dispositif transitoire qui prendrait la forme d’un plafond exceptionnel supplémentaire pour 2018, égal à 50 % du plafond théorique disponible sur cette même année. Le contribuable pourrait alors déduire sur ses revenus 2018 le montant des primes versées en 2017 et 2018.