Assurance vie

EasyVie, un contrat en phase avec son temps

CNP Assurances et EasyBourse lancent un nouveau produit « 100% en ligne », commercialisé depuis fin février 2018
Modulable et dématérialisé, il offre deux modes de gestion, libre ou avec mandat d’arbitrage
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EasyVie fait son apparition parmi les nouveaux produits d’assurance vie. Ce contrat, développé en partenariat entre la filiale de La Banque Postale et CNP Assurances, peut être directement souscrit depuis le site internet d’EasyBourse et permet à l’épargnant de gérer toutes ses opérations – arbitrages, versements ou rachats – via son espace connecté. « EasyVie est une nouvelle offre 100% digitale, de la souscription au rachat total. Du point de vue des clients comme de l’assureur, tous les échanges sont digitaux », explique Yves Rakotomalala, le président d’EasyBourse.

Résolument moderne. Intégrant la signature électronique, ce contrat permet d’effectuer l’ensemble des démarches en ligne. « Une fois que le souscripteur a sélectionné son profil – parmi les cinq, allant de “prudent” à “audacieux” –, il saisit toutes ses informations personnelles et prend connaissance des aspects réglementaires. Puis il choisit les données du contrat selon une répartition établie en fonction de son profil : par exemple, 25% d’UC [unités de compte] pour les profils prudents », décrit le responsable. « Il n’y a pas d’obligation contractuelle, le client peut choisir une allocation allant de 0 à 100% d’UC », précise Martine Vareilles, directrice de la business unit partenariat La Banque Postale. Une fois la prime initiale versée, d’au minimum 1.000 euros, le contrat est opérationnel. En tout, l’opération prend une semaine, contre deux ou trois pour un contrat « classique ».

Avec 188 fonds et ETF, EasyVie propose un univers d’investissement en architecture ouverte. Le contrat est modulable en gestion libre : il propose des portefeuilles personnalisés correspondant au profil du client, via l’expertise des gérants de La Banque Postale Asset Management (LBPAM). Le souscripteur a la possibilité de suivre la recommandation ou de choisir dans un large panel de supports composé des principales sociétés de gestion de la place, dont cinq SCPI. En gestion sous mandat d’arbitrage, les clients peuvent confier la gestion de leur contrat aux experts de la gestion privée de BPE et sont régulièrement informés des décisions prises en matière d’allocation.

Robo-advisor. Derrière ce nouveau produit, on retrouve un robo-advisor développé par la fintech Advize. Celui-ci effectue trois fonctionnalités : il fournit une « brique de profiling » en lien avec le questionnaire ; propose les allocations d’actifs dans les fourchettes de volatilité retenues, de manière à rechercher le taux d’UC cible selon le profil ; et, enfin, effectue une revue d’adéquation si la fourchette est dépassée, à la hausse ou à la baisse, selon EasyBourse. Le robot alerte alors le client, par e-mail et SMS, afin qu’un arbitrage soit effectué. « C’est un accélérateur de calcul, pas un algorithme interne qui fait de l’allocation d’actifs, tâche qui incombe à LBPAM », explique Yves Rakotomalala. Ce dispositif « 100% digital et 100% humain » laisse en effet toute latitude à ces derniers, selon l’expert : « Le robot effectue les calculs proportionnels pour le compte du client et va gérer les interactions entre les différentes opérations. Il gère le déroulement des opérations. »

Personnalisable. Le contrat, dont la revalorisation s’établit à 2,45% sur le support euros en 2017, offre, en outre, diverses options et garanties à la souscription : sécurisation des plus-values, investissement progressif, garantie coup dur premium ou encore garantie plancher en cas de décès. Question coûts, le produit affiche des « frais de gestion réduits », variables selon le niveau de l’encours par type de support. Mais ni frais d’entrée ni frais sur versement ou d’arbitrage libre.

« Démarrage en douceur ». En termes d’objectifs, on préfère prendre le temps chez EasyBourse. « Il faut qu’on “acculture” nos équipes, c’est un démarrage en douceur, nous avons pour l’heure une cinquantaine de clients. On va commencer nos actions commerciales, cela nécessite un certain nombre de réglages, avance Yves Rakotomalala. Une souscription en ligne front to back, en architecture ouverte, pour un produit qui a tous les attributs d’un contrat patrimonial, c’est une promesse très ambitieuse. »