Big Data et Assurances de personnes

« Comprendre ce qu’il est acceptable de réaliser avec des données individuelles »

Les modélisations prédictives issues du traitement des données de masse permettent de nouvelles formes de mutualisation Les paradigmes de la relation client sont chamboulés et des questions éthiques et sociétales se posent
Lionel Périnel, DG et David Dubois, directeur du développement, RGA

Une navigation sur un moteur de recherche, un paiement par carte bancaire, le port d’un objet connecté, autant de situations et d’actions générant des données de masse qui seront ensuite stockées avant d’être travaillées pour in fine être utilisées. Bienvenue dans l’univers du « Big Data » qui effraie les uns de façon plus ou moins raisonnée (Big Data égale Big Brother) et suscite l’enthousiasme chez les autres avec son potentiel quasi infini de bâtir des modèles prédictifs en vue d’améliorer les services aux populations en matière de soins, d’éducation et de préventions des risques naturels et sociétaux. Mais une des avancées du Big Data se situe incontestablement sur le terrain du marketing et de la relation client dont l’industrie de l’assurance, distributeurs inclus, ne peut se désintéresser.

C’est pour apporter sa contribution au débat que RGA France a organisé le 20 mai dernier un colloque consacré à la thématique du Big Data. Le réassureur a articulé sa journée en deux temps avec une matinée axée sur les problèmes relatifs à la captation des données et à l’éthique. « Parmi nos objectifs, nous souhaitons comprendre ce qu’il est acceptable de réaliser avec des données individuelles et quelles sont les limites à ne pas dépasser en matière de segmentation », ont précisé Lionel Périnel et David Dubois, respectivement directeur général et directeur du développement de RGA France, organisateurs de l’événement.