Axa France diffuse ses innovations en santé grâce aux entreprises

L'Agefi Quotidien
La filiale française d’Axa continue d’innover sur la téléconsultation et passe par le monde du travail pour encourager la prévention.

Axa France tient à rester le «pionnier» de l’innovation en santé. La filiale française a gagné ce statut en lançant la téléconsultation en mai 2015 : un service de consultation médicale à distance avec un médecin, accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. «A l’époque, nous avions subi de nombreux barrages», s’est souvenu hier Didier Weckner, directeur général d’Axa Santé & Collectives, à l’occasion d’un point presse. Depuis, nombre de concurrents ont suivi, comme Eovi MCD, Harmonie Mutuelle (avec pour ambition d’étendre la téléconsultation à tout le groupe Vyv), Humanis, ou encore Santéclair, filiale commune d’Allianz, de Maaf-MMA, d'Ipeca Prévoyance et de la Mutuelle générale de la police.

Avec trois ans de recul, Axa France compte cinq millions d’assurés qui ont accès à la téléconsultation. La taille critique pour atteindre la rentabilité est au-delà, précise Didier Weckner… plutôt autour de dix millions, comme pour un réseau de soins. La plate-forme reçoit 1.500 à 2.000 appels par mois. Les médecins qui y travaillent reçoivent une formation spécifique et obéissent à des processus très détaillés.
Des cabines médicales connectées  dans les entreprises

Pour aller plus loin, l’assureur s’est associé fin janvier à la start-up française H4D pour installer dans les entreprises des cabines médicales connectées, dotées de capteurs, permettant de réaliser un bilan de santé autonome par télémesure et de faire une téléconsultation en visioconférence. «Nous avons déjà installé des cabines et plusieurs entreprises souhaitent en installer», commente Didier Weckner.

Le dirigeant remarque que «la mise en place des innovations se fait beaucoup plus facilement avec les entreprises qu’avec les individus et les familles : l’efficacité est multipliée par dix». Axa France propose aussi aux salariés l’application «Easy Santé» visant à comparer son âge biologique et son âge administratif puis à se fixer des objectifs (sport, nutrition…).

A contrario, certaines innovations sont laissées de côté. Axa avait ainsi installé dans la salle de sport d’une entreprise allemande un scanner permettant de mesurer ses masses musculaires, osseuses ou graisseuses, mais elle n’était pas utilisée, car elle nécessitait de se déshabiller. De même, l’assureur a abandonné son idée de bracelets connectés lancés en 2014, que les particuliers ne portaient pas plus de trois semaines.