Les FCPI et FIP ont collecté 967 millions d'euros en 2016

Erick Jarjat, NewsManagers
 

La collecte globale des fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) et les fonds d'investissement de proximité (FIP) s'est élevée en 2016 à 967 millions d'euros, en progression de 12% par rapport à l'année précédente mais encore en baisse de 18% par rapport au pic de 2008, selon les résultats de l'enquête annuelle publiée par l'Association française de la gestion financière (AFG) et l'Association française des investisseurs pour la croissance (Afic). Ces 967 millions se répartissent en 783 millions d'euros pour les fonds créés en 2016 et 184 millions d'euros pour les fonds créés en 2015. La collecte des fonds au titre de la réduction d'impôt sur le revenu ressort à 451 millions d'euros, en hausse de 8% par rapport à 2015, celle des fonds au titre de la réduction d'impôt sur la fortune s'inscrivant à 516 millions d'euros (+16%).

Le relèvement des levées observé depuis 2013 se poursuit à des rythmes différents selon qu'il s'agit des FIP, qui ont levé 557 millions d'euros l'an dernier, un niveau qui n'est plus inférieur que de 5% à celui de 2008, ou des FCPI qui, avec 410 millions d'euros, restent 31% en dessous du montant de 2008. Cela dit, les levées de l'an dernier représentent par rapport à 2015 des hausses respectives de 14% pour les FIP et de 11% pour les FCPI. Le nombre de souscripteurs à des FCPI et/ou à des FIP affiche une hausse de 15% d'une année sur l'autre à 114.000 alors que le montant moyen des souscriptions marque une relative stabilité à 8.500 euros, soit un recul de 3% par rapport à 2015.

Alors que l'offre continue de se concentrer, avec 45 véhicules pour les FIP contre 46 un an plus tôt et 28 contre 34 pour les FCPI, la taille moyenne des fonds a encore augmenté l'an dernier. Elle est de 12,4 millions d'euros pour les FIP, et de 14,6 millions d'euros pour les FCPI, des niveaux jamais vus. Cela dit, l'AFG, dans son livre blanc sur le financement des PME qui devrait sortir dans les prochaines semaines, propose que le financement des PME françaises bénéficie du statut de «cause nationale». Selon Christophe Bavière, en charge de la mission transverse «Financement des PME/ETI» de l'AFG et président de son comité technique Capital investissement, «le montant investi via les FCPI et les FIP dans les PME n'est pas suffisant pour répondre à l'ambition de notre place, de devenir la première en Europe pour le financement des PME. Les FCPI et les FIP doivent être dynamisés, notamment en relevant le taux de réduction d'impôt sur le revenu et en sortant  cette incitation du plafond des 10.000 euros».