L'architecture ouverte gagne du terrain dans le monde

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Les banques continuent d'ouvrir leurs plateformes. Une évolution qui, selon Donnie Ethier, associate director chez Cerulli, "constitue une très grande source d'opportunités pour les gestionnaires de fonds, tout particulièrement ceux qui disposent de fortes stratégies actions, au moment où l'appétit pour les actions locales continue d'augmenter".

Plus de 5.000 milliards de dollars détenues par des banques privées ou des trusts seraient ainsi accessibles aux gestionnaires d'actifs, selon une étude réalisée par Cerulli ("Asset Management Opportunities in Banks: Trust Departments and Cross-Platform Opportunities").

"Certaines banques ne voudront jamais embrasser à 100% des solutions externes, principalement en raison des importantes entités de gestion d'actifs dont elles disposent ou encore de leur offre de fonds propriétaires. D'autres réagissent aux pressions concurrentielles en offrant une plus grande palette de fonds et de familles de fonds", explique Donnie Ethier.

"Le taux de mise en oeuvre de l'architecture ouverte varie dans d'énormes proportions d'une banque à l'autre. Un tiers des banques sont considérées comme complètement ouvertes. L'architecture ouverte devrait gagner la partie, dans la mesure où la plupart des conseillers et des responsables de trusts veulent éviter les solutions propriétaires. Toutefois, de nombreuses banques résistent encore à une transformation complète", estime Donnie Ethier.

La plupart des banques ne sont pas prêtes à accepter une réduction de leurs marges bénéficiaires tandis que d'autres relèvent que les fonds non propriétaires sont plus chers en raison des exigences en matière de reporting et des frais de conseil. Il n'empêche, les gestionnaires d'actifs organisent leurs efforts en fonction d'une nouvelle cartographie des actifs et notamment des banques qui utilisent des gestionnaires externes.