L’AFG dresse un bilan 2013 de la gestion d’actifs en demi-teinte

L’Association française de gestion financière (AFG) a présenté aujourd’hui son bilan de l’année 2013 et ses grands thèmes d’actions pour 2014.

L’année dernière, les encours sous gestion en France ont progressé de 3,1 % et atteignent 3.023 milliards d’euros. Ces chiffres comprennent la gestion sous mandat et les fonds de droit étranger gérés en France pour 1.500 milliards d’euros (dont 200 milliards de fonds étrangers), en progression de 5,2 % et les OPCVM (ouverts et fermés) pour 1.523 milliards d’euros, en hausse de 1,2 % par rapport à l’année précédente. L’AFG souligne qu’aussi bien sur les mandats que sur les fonds, cette progression est principalement due à l’effet marché avec la bonne performance des actions en 2013. « Alors que se poursuivait la diminution des réserves de nombreux investisseurs institutionnels, la baisse des placements financiers des ménages [français] (accompagnée de la forte concurrence de l’épargne réglementée et des produits de bilan bancaires et du retour des souscriptions nettes positives de l’assurance vie) n’ont pas permis d’enclencher une dynamique positive en termes de collecte positive dans les réseaux », indique l’AFG.

Si la collecte s’est révélée décevante, voire « anormale » au vu des performances des marchés, le nombre de sociétés de gestions se maintient. Ainsi, en 2013, 38 sociétés ont été créées (contre 34 en 2012) et leur nombre – comprenant les disparitions et rapprochements – est passé de 604 à 613 entre fin 2012 et fin 2013. Pierre Bollon, le délégué général de l’AFG souligne par ailleurs que « si, il y a dix ans, les sociétés de gestion françaises étaient avant tout reconnues par les investisseurs étrangers pour leur technicité dans la gestion obligataire ou la gestion structurée, de plus en plus de structures sont aujourd’hui reconnues à l’international pour leurs compétences dans la gestion des actions ».

L’AFG a enfin profité de ce bilan pour dresser la liste des différents thèmes auxquels elle devra s’atteler cette année. Sur le plan national, d’abord, la création du PEA-PME, des contrats eurocroissance,  ou la réforme de l’épargne salariale continueront notamment de mobiliser l’associationL’AFG compte aussi peser sur « le développement d’une offre innovante [de produits], adaptée aux nouvelles conditions de financement de l’économie post-crise ».

Sur le plan international, les chantiers en cours restent nombreux, comme l’avant-projet de taxe sur les transactions financières, le projet UCITS V, les projets de directive et de règlement MIF II et  PRIPS, ou les projets de règlement sur les fonds monétaires et sur les fonds long terme (ELTIFs). Une année bien remplie en perspective.