Edmond de Rothschild AM vise 100 Md€ d'encours d'ici 2025

Sur ses marchés principaux que sont la Suisse, la France, la Belgique, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et le Luxembourg, EdRAM veut accroître sa part de marché.

Par Newsmanagers

Saturer de sa présence les marchés coeur où il agit. C'est la nouvelle volonté du groupe Edmond de Rothschild Asset Management après plusieurs années de réorganisation qui ont suivi la crise financière. « Le groupe a finit de se mettre en ordre. Sur nos marchés principaux que sont la Suisse, la France, la Belgique, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et le Luxembourg, nous voulons de nouveau accroître notre part de marché. Notre stratégie est de maximiser celle-ci sur ces marchés coeur » explique à NewsManagers Gad Amar, directeur du développement. La création de son poste fin 2017 doit témoigner des nouvelles ambitions de la famille Rothschild et de la dirigeante du groupe, Ariane.


Venu de BlackRock, le premier gestionnaire d'actifs au monde, Gad Amar a été à bonne école en ce qui concerne la croissance rapide des encours. De par son expérience, il est chargé de guider le groupe sur les possibilités d'industrialisation des processus de gestion, des capacités de développement et de gestion des risques. Tout doit être désormais normé et bordé en interne grâce à des plates formes technologiques nouvelles, de façon par exemple à pouvoir expliquer à un client la construction de son portefeuille de A à Z.  « L'industrie de la gestion ne peut plus gérer de manière artisanale », appuie Gad Amar.

 

Dans l'activité d'asset management du groupe, l'objectif de croissance va désormais passer par une nouvelle approche commerciale. « Il était essentiel pour nos commerciaux de revoir les process et outils dont ils disposaient afin qu'ils puissent servir plus de clients avec la même qualité de conseil et une plus grand efficacité. Et pour que cela soit possible, il faut créer les process et les outils en interne adaptés », explique Gad Amar.

 

De même, la gamme de fonds a entamé il y a plusieurs mois un processus de rationalisation qui touche à sa fin. "Nous sommes passés d'une gamme d'une centaine de fonds ouverts fin 2016 à une gamme recentrée autour d'une cinquantaine de produits commercialisés activement en externe", relate le responsable. Des fonds qui pesaient 1 à 2 milliards hier, devront pouvoir peser demain 10 fois plus si nécessaire. Gad Amar mise ainsi sur un processus plus systématique de "destruction/création" de fonds, ce qui à terme doit renforcer une image d'innovation vis-à-vis du groupe. L'objectif pour l'activité est de dépasser les 100 milliards d'euros d'encours d'ici 2025, contre 89 milliards à fin 2017.

 

A côté des fonds traditionnels, la société compte aussi développer sa plateforme Bridge dans les infrastructures, mais parie également sur le private equity et l'immobilier. Cette dernière activité pèse environ 10 milliards d'euros grâce notamment à des rapprochements avec des acteurs locaux comme Cleaveland (en France), Cording (racheté fin 2017 au Royaume-Uni) et Orox (en Suisse) pour lui permettre de construire progressivement une plateforme immobilière paneuropéenne.