Portefeuilles types

Vega Investment Managers

Au terme d’une phase de baisse contenue, les valorisations des actions sont revenues en ligne avec le niveau de croissance anticipé, faisant ressortir un multiple de 17 fois les profits 2019 aux Etats-Unis et de 13 fois en Europe. En revanche, les marchés obligataires laissent transparaître une image plus sombre, l’évolution des taux traduisant un pessimisme exacerbé selon nous. En Europe, la majeure partie de la courbe a glissé en territoire négatif tandis qu’aux Etats-Unis, les investisseurs ont, en quelques mois, fait évoluer leurs anticipations de deux hausses du taux de refinancement à un échéancier incluant dorénavant deux baisses. Si l’inflation reste en deçà de 2 %, la situation peut sembler paradoxale dans la mesure où les chiffres de croissance trimestrielle ressortent régulièrement proches de 3 % en rythme annualisé. 
 Les investisseurs s’inquiètent de l’inversion de la courbe des taux, mais ce n’est plus un critère pertinent aujourd’hui étant donné les politiques monétaires non conventionnelles qui ont été mises en place depuis une décennie. Les signaux d’inquiétude apparaissent en réalité diffus, sans véritable catalyseur. La lisibilité de l’environnement économique est brouillée par la divergence entre des indicateurs industriels qui se dégradent au point de traduire un état proche de la récession dans certains pays, et des perspectives beaucoup mieux orientées sur les services, la construction et la consommation. Cette situation s’explique en partie par la guerre commerciale, mais également par la volonté de la Chine de calmer sa machine industrielle et de piloter le ralentissement structurel de son économie. Mais en résumé, la situation économique ne semble pas justifier un tel revirement des politiques monétaires des banques centrales.
 Si les marchés ont été surpris par la volonté de Donald Trump de relancer les hostilités avec le gouvernement chinois, le timing de ses déclarations a été opportun. Le président américain a profité d’une popularité au plus haut et d’indicateurs économiques solides pour asseoir sa rhétorique protectionniste, qui reste une thématique électorale porteuse aux Etats-Unis. La remontée de ce risque géopolitique est désormais partiellement intégrée par les marchés.

En résumé, comparativement à la même période de l’année passée, l’économie américaine ne semble pas manifester plus de signes d’essoufflement même si le cycle de croissance est devenu plus mature. Sur le plan microéconomique, les analystes ont déjà procédé à des révisions baissières à la suite du repli des marchés intervenu en fin d’année dernière, et les perspectives actuelles apparaissent crédibles. En outre, les fonds d’actions traditionnels conservent toujours d’importants volants de liquidités qui pourraient augurer d’un repositionnement à venir, face à toute correction du marché.
 Les mois qui viennent seront notamment animés par la perspective d’une politique monétaire à nouveau plus accommodante alors que la principale nouvelle qui avait provoqué la hausse des marchés en début d’année était justement le revirement des banques centrales, en particulier celui de la Fed, qui avait poussé les marchés à acter en fin de premier trimestre le statu quo monétaire pour les mois à venir. Alors que l’intervention de Jerome Powell de mars mettait en exergue la notion de statuo quo, celle de début juin rejoint les propos tenus, entre autres, par le président de la Fed de Saint Louis, évoquant la probabilité d’une baisse dès juillet. Il s’agit donc d’un véritable acte 2 des banques centrales que les investisseurs interprètent comme un cadre de long terme avec un nouvel équilibre entre politique monétaire et budgétaire qui se dessinera.
 Après les déclarations de Donald Trump ayant provoqué la reprise de la guerre commerciale avec la Chine, nous avions anticipé que la consolidation à venir des marchés n’effacerait pas tous les gains générés par le mouvement haussier du début d’année dans la mesure où le principal catalyseur, qui était le changement d’orientation fondamentale des banques centrales comparativement à 2018, n’était pas remis en cause. Nous avons donc profité du creux de début juin pour faire passer l’allocation de nos portefeuilles de sous-pondérée à neutre, en reprenant du risque sur les marchés actions, plus particulièrement ceux de la zone euro et de la zone américaine.  
Vega Investment Managers


Points forts du marché
L’évolution coordonnée des principales banques centrales en direction d’un nouvel assouplissement monétaire
Des perspectives de résolution de la guerre commerciale sino-américaine
Des investisseurs qui disposent de liquidités élevées pour investir lors de chaque mouvement de correction

Points faibles
Un secteur industriel en difficulté, contrebalancé pour l’heure par la bonne tenue des services et de la consommation.
Un cycle économique sous surveillance aux Etats-Unis
La nomination d’un nouveau patron de la BCE


► Actions Européennes   =
► Actions Américaines   -
► Actions Japon   +
► Actions Asie   =
► Actions Marchés émergents   ++
► Obligations européennes   -
► Obligations internationales   = 
► Diversité et performence absolue   
+
► Monétaire /Liquidités   -