Assurance vie

Une protection sur mesure pour les portefeuilles en UC

Quantam propose Pulsar, une solution permettant aux investisseurs de couvrir leur portefeuille d’assurance vie
Le service est aujourd’hui disponible sur des contrats luxembourgeois, mais la société compte le proposer en France
Maxime Dupont, président de Quantam

Ce n’est pas  la martingale, mais la nouvelle solution proposée par Quantam répond cependant à beaucoup de questions que se posent aujourd’hui les souscripteurs de contrats d’assurance vie. Pendant des années, les fonds en euros des contrats ont assuré à la fois la sécurité et un rendement élevé, du moins bien supérieur à celui de l’inflation. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Avec une performance moyenne de 1,8 % en 2018 selon la Fédération française de l’assurance (FFA), leur rendement réel (défalqué de l’inflation) est devenu nul. Et un renversement de tendance est loin d’être attendu à moyen terme.
 Seule solution pour les investisseurs : se tourner vers les unités de compte (UC) afin de trouver une source de revenus. Mais, évidemment, plus question alors de garantie sur le capital. Quantam, une société spécialisée dans les solutions de couverture pour les institutionnels, veut pallier ce problème en proposant aux détenteurs de contrats d’assurance vie - luxembourgeois pour l’heure, mais aussi français dans un avenir proche - un système de couverture des portefeuilles composés d’unités de compte.

Adaptabilité complète. Concrètement, le détenteur d’un contrat d’assurance vie contenant des unités de compte se connecte à une plateforme dénommée Pulsar, et créée par Quantam. Il y entre la composition de son portefeuille - OPCVM, ETF et /ou titres vifs -, le niveau de protection qu’il désire - jusqu’à 100 % -, et à quelle échéance - entre trois mois et deux ans. Un tarif lui est alors instantanément proposé pour une option couvrant son portefeuille à hauteur de ce qu’il a demandé. L’assureur intègre ensuite cette option au contrat et le portefeuille d’unité de compte est protégé jusqu’à l’échéance choisie. « Au lieu d’avoir une approche centrée sur les produits - en les couvrant un à un -, nous avons une approche centrée sur l’investisseur, en couvrant l’intégralité de son portefeuille », explique Maxime Dupont, le président de Quantam.
 A titre d’exemple, il en coûtera, pour un particulier disposant d’un portefeuille d’une dizaine de fonds sur plusieurs classes d’actifs 0,75 % pour couvrir son investissement à 95 % pendant un an. S’il décide de couvrir son portefeuille à 100 %, il lui en coûtera 1,88 % (voir le tableau). Bien sûr, le tarif dépend non seulement de la proportion couverte et de la durée de la couverture, mais aussi de la composition du portefeuille. « Plus un portefeuille est diversifié (et donc moins volatil), et plus il est facile de le couvrir. A l’inverse, concevoir une couverture sur des portefeuilles très concentrés reste possible, mais revient beaucoup plus cher à l’épargnant », précise Maxime Dupont.

Développement. Aujourd’hui, Quantam travaille avec la compagnie luxembourgeoise Lombard International. Il a en effet été plus simple de développer cette offre sur des contrats luxembourgeois car l’option couvrant le portefeuille est considérée comme une unité de compte supplémentaire ajoutée au contrat. Cependant, Maxime Dupont ne cache pas son ambition de proposer son service en France et discute actuellement avec plusieurs assureurs de premier plan pour étudier d’une mise en place de ce service dans l’Hexagone. Et si pour l’heure la plateforme porte bien le nom de Pulsar, la société, qui travaille uniquement avec des intermédiaires et n’a pas vocation à contracter directement avec la clientèle finale, compte aussi - et surtout - la proposer en marque blanche.