Crédits

Une conjoncture favorable

L’année 2016 a été active sur tous les segments du crédit
Le recours à l'emprunt devrait se poursuivre en 2017
DR, Cécile Roquelaure, directrice communication et études, Empruntis

Empruntis fait partie des réseaux de courtage en crédit qui se sont développés à la fois en ouvrant des agences mais également au travers d’une activité en ligne avec le site empruntis.com. Alors que la centaine d’agences dont dispose le réseau se focalisent exclusivement sur le crédit immobilier avec un accompagnement complet du client, le site internet vise plus large en proposant également des crédits à la consommation, de l’assurance emprunteur ou du rachat de crédits. L’activité entre les deux canaux est équilibrée puisque près de 12.000 projets ont été financés l’an dernier via le digital et 14.700 via le réseau physique.

Une année 2016 active.

Si le nombre d’agences progresse lentement mais reste calé « sur un modèle de développement pérenne et réfléchi avec un rythme d’ouverture d’agence  maîtrisé », selon Cécile Roquelaure, directrice communication et études d’Empruntis, l’année 2016 a été un bon millésime en termes d’activités. « Nous avons vu augmenter fortement le nombre de ménages qui sont venus nous solliciter et ont pu accéder au financement. De nombreux facteurs ont contribué à favoriser la demande en 2016 ; parmi eux, la forte baisse des taux – qui a joué un rôle non négligeable –, les dispositifs d’aide pour l’immobilier et les politiques des banques dont les objectifs étaient ambitieux », souligne-t-elle.

Le courtier a constaté une hausse des intentions de financement de 16 % en 2016. Le nombre de dossiers finançables a grimpé de 10 % sur un an. La grande majorité des projets a concerné le financement de la résidence principale (81 % des dossiers). D’autres segments de la production de crédits ont également profité de ce surcroît d’activité, à commencer par le crédit à la consommation qui progresse de 3 % par rapport à l’an dernier en termes d’intention d’y recourir. La diminution des taux explique en partie ce retour en grâce : il est en effet possible d’emprunter à moins de 4 % alors que les taux étaient encore aux alentours de 6 % il y a deux ans. Enfin, en matière de rachats de crédits, le courtier constate une augmentation de 32 % des dossiers finançables et un regain d’intérêt pour cette solution qui permet aux ménages de regagner en solvabilité.

Un levier pour les ménages en 2017.

Une enquête réalisée pour Empruntis par le CSA intitulée « Les projets des Français et le crédit en 2017 » indique que 91 % des Français ont au moins un projet pour 2017. « Pour 77 % d’entre eux, il s’agit de projets personnels, pour 52 % de travaux et équipement et pour 15 % de l’achat d’un bien immobilier. Enfin, près de quatre Français sur dix souhaitent se remettre à flot financièrement en 2017 », indique Cécile Roquelaure.

La hausse des constructions dans le neuf, le maintien du dispositif Pinel ainsi que le prêt à taux zéro devraient avoir une incidence favorable sur l’emprunt immobilier. « Toutefois, la hausse des prix aura un impact sur le pouvoir d’achat des ménages qui évoluera en fonction du niveau des taux de crédits », tempère la responsable. La remontée des taux constatée depuis la fin de l’année 2016 devrait également avoir un rôle modérateur sur les renégociations de crédits « qui devraient retrouver un niveau plus habituel sur l’année 2017 ». Le crédit immobilier restant un outil de conquête important pour les banques, malgré des marges réduites, la remontée des taux devrait avoir des effets modérés dans les offres bancaires, surtout si elle continue à être progressive comme c’est le cas actuellement.

La volonté d’être accompagné.

Dans le sondage CSA-Empruntis, 78 % des personnes interrogées jugent le crédit comme étant une lourde responsabilité. « La réglementation des dernières années qui visait à protéger et informer n’a fait que conforter la défiance des emprunteurs », indique Cécile Roquelaure. Ce qui freine la demande. Le courtier plaide pour des évolutions réglementaires qui fluidifieraient le marché telles que la réduction des droits de mutation à titre onéreux pour les jeunes ménages ou la création d’une avance de trésorerie pour les emprunteurs sans apport.