Dossier SCPI

Un succès incontestable à assumer dans la durée

Avec une collecte nette de plus de 2,1 milliards d’euros, les SCPI hors fiscales sont devenues en quelques années une valeur refuge aux yeux des particuliers.

En s’imposantavec détermination ces dernières années, les SCPI ont totalement ignoré la modernisation qui leur était réservée, si bien que leurs remplaçants potentiels - les organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) - ont, sous leur forme grand public, été relayés au second plan. Ces derniers coexistent à côté des SCPI mais avec des difficultés certaines à se faire accepter, d’autant plus qu’aucune assemblée générale d'associés n’a voté en faveur de la transformation des SCPI en OPCI.

C’est donc un retour en force qu’opèrent les SCPI qui semblent ne rien à avoir à envier aux autres produits de placements. Au contraire, elles servent, chaque année depuis vingt ans, un rendement moyen attractif. Néanmoins, ce dernier se dégrade, dans le sillage de l’OAT 10 ans mais à un rythme plus soutenu. Et l’avenir réserve encore quelques surprises qui pourraient les affecter : la transposition de la directive AIFM (Alternative Investment Fund Managers), par exemple, promet de générer des coûts supplémentaires non négligeables.

C’est donc avec beaucoup d’espoir mais aussi avec une once d’appréhension que les SCPI abordent les prochaines années. D’un côté, les montants collectés auprès des particuliers en font des véhicules de taille, de l’autre les défis qu’elles doivent relever restent nombreux.

A commencer par celui de faire bon usage des capitaux des associés, c’est-à-dire d’investir aux meilleures conditions possibles et dans des délais raisonnables sur un marché hautement concurrentiel, sans oublier les exigences du Grenelle de l’environnement qui mobilise la profession et la contraint à s’adapter. Autre pari à la mesure de leur importance, les SCPI devront s’efforcer, pour une partie d’entre elles, d'améliorer leur gouvernance aujourd’hui mise à l’épreuve par plusieurs porteurs de parts dénonçant « le comportement discutable de certains gestionnaires ». Un critère, qui , s’il n’est pas le seul, pourrait toutefois faire la différence à l’avenir entre les sociétés de gestion de la Place.

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