Un mois de janvier en retrait augure d’une année difficile sur les marchés

Xavier Diaz
L’indice S&P 500 a terminé dans le rouge, affecté par le short squeeze. Or janvier donne souvent le ton à l’année.
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Les apparences sont trompeuses. La performance des principales classes d’actifs en janvier ne reflète pas la forte volatilité des derniers jours sur les marchés. Deutsche Bank note qu’il s’agit du premier palmarès mensuel depuis novembre 2019 avec une proportion aussi faible d’actifs affichant une hausse ou une baisse de plus de 5%.

Outre le rebond du pétrole et la chute des places boursières d’Europe du sud, sur les marchés actions, le principal événement a été le short squeeze qui a obligé certains hedge funds à couper des positions avec une envolée de la volatilité. L’indice S&P 500 termine le mois en baisse de 1% (-3,3% au cours de la dernière semaine, son plus important repli hebdomadaire depuis octobre).

Or, la performance de janvier donne le ton pour l’année. Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank, rappelle que sur les 149 mois de janvier depuis 1872, 53 ont été négatifs et que dans 31 cas l’année a fini sur un repli moyen de 14,8% (-2,4% en incluant l’ensemble des mois de janvier dans le rouge). A l’inverse quand le mois de janvier est positif, l’année termine en hausse en moyenne de 11,2%.

En revanche, une autre statistique jette un regard différent sur le marché. Après les forts rebonds de volatilité, comme la semaine passée, les marchés actions tendent à afficher des performances positives, systématiquement à un mois et trois mois et dans 93% des cas à un an, selon les calculs de JPMorgan, en dehors des périodes de récession. Or les investisseurs anticipent cette année un rebond de la croissance.