Actions internationales

Trois sources de rendement proposées par Legg Mason

Le gestionnaire lance en France la commercialisation de Clearbridge Tactical Dividend Income Fund
Le produit est investi sur les actions à haut rendement, les infrastructures énergétiques et l’immobilier

Dans un univers de taux bas et de marchés d’actions incertains, le rendement est, plus que jamais, devenu une problématique d’actualité. Legg Mason, une société de gestion américaine, lance aujourd’hui Clearbridge Tactical Dividend Income Fund, un fonds géré par Clearbridge, une ses filiales, et qui veut profiter du rendement élevé offert par certaines classes d’actifs.

Ce n’est pas par hasard que le gérant a décidé de se concentrer sur ce thème. Selon  lui, il est porté par des dynamiques très pérennes. Ainsi, « Les actions à dividende élevé ont montré leur capacité à surperformer le reste du marché sur le long terme et, aujourd’hui, une génération entière de baby-boomers a besoin de rendement pour assurer sa retraite ou ses dépenses de santé », déclare Mark McAllister, gérant du fonds.

Les dividendes incontournables.

Le fonds de Legg Mason est avant tout un produit actions. Ainsi, même s’il se positionne sur d’autres classes d’actifs, son processus de gestion l’autorise à être investi jusqu’à 100 % en actions à hauts dividendes. « Nous pensons que cette demande de rendement encouragera les sociétés dans les prochaines années à augmenter la part des dividendes qu’elles distribuent », anticipe Mark McAllister. Mais les entreprises sont-elles en mesure de répondre à ce besoin ? Il semblerait que oui car, selon le gestionnaire, les entreprises américaines – qui constituent 50 % de la poche actions du fonds – se sont largement désendettées après la crise et elles recèlent de très importantes liquidités.

Le gestionnaire cite d’ailleurs le chiffre, publié par la Réserve fédérale américaine, de 1.800 milliards de dollars en liquidités détenus par les entreprises non financières en juin 2013. Il souligne par ailleurs que le ratio de distribution de dividendes (le pay-out ratio, correspondant à la proportion des bénéfices distribués) n’est que de 33 % sur les entreprises américaines, alors que sa moyenne historique depuis 1951 est de 46,7 %.

Mutation énergétique.

La seconde classe d’actifs sur laquelle se positionne le fonds est également liée à ce que le gérant considère comme étant « une tendance séculaire ». Il est en effet exposé, pour une proportion qui peut varier entre 0 % et 35 %, sur des infrastructures énergétiques américaines. « Non seulement la production énergétique mondiale ne cesse de croître, mais les mutations liées au gaz et au pétrole de schiste aux Etats-Unis ont provoqué une hausse très importante des besoins en infrastructures énergétiques dans le pays », déclare Vincent Passa, directeur de Legg Mason France.

Le gérant investit pour cela principalement sur des MLP (Master Limited Partnerships) qui sont, pour simplifier, « des sociétés en participation qui détiennent des infrastructures (transport par exemple) dans le secteur de l’énergie, qu’elles louent aux entreprises du secteur. Elles touchent des revenus réguliers, en fonction de contrats qui courent sur plusieurs années, et les redistribuent aux actionnaires dans des conditions qui se rapprochent des sociétés foncières américaines (les Reit-Real Estate Investment Trust), explique Vincent Passa. Pour des raisons fiscales, le fonds enregistré à Dublin investit non pas directement dans les MLP (à l’instar du véhicule américain) mais dans des GP (General Partnerships) qui sont des holdings qui détiennent les MLP », précise-t-il.

Reprise de l’immobilier américain.

Enfin, le fonds peut investir à hauteur de 35 % dans l’immobilier américain, via les Reit « Les Reit présentent aujourd’hui des valorisations raisonnables. Le rendement qu’elles procurent reste relativement élevé et elles présentent, dans bien des cas, des opportunités d’appréciation grâce à la reprise de l’immobilier aux Etats-Unis », note Mark McAllister.

Finalement, « ces trois classes d’actifs apparaissent assez peu corrélées », estime Vincent Passa et, aujourd’hui, le fonds est exposé à 62,3 % sur les actions, à 25 % aux infrastructures et à 11,5 % à l’immobilier, cette proportion ayant vocation à évoluer en fonction des thèmes générateurs de rendement identifiés et des cycles de marchés.

« Nous avons aujourd’hui axé notre gestion sur deux classes d’actifs distinctes en plus des actions à hauts dividendes, mais rien ne nous empêche d’en rajouter une – ou d’en enlever – si nous constatons que d’autres thèmes générateurs de revenus émergent », conclut le gérant.