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Trois moteurs de performance pour Varenne Global

La société Varenne Capital Partners vient de lancer son fonds Varenne Global consacré aux actions internationales
Ce produit reprend les fondamentaux de Varenne Valeur, un fonds éligible au PEA investi sur les valeurs européennes
DR, Franck Hervé, directeur du développement, Varenne Capital Partners

Varenne Capital Partners attend beaucoup de l’année 2014. Discrète depuis sa création en 2006, la société de gestion, concentrée sur une clientèle de conseillers en gestion de patrimoine, de banques privées et de family offices, veut aujourd’hui accélérer son développement. Depuis plusieurs mois, l’équipe commerciale multiplie les rencontres avec les clients pour présenter ses fonds et le gestionnaire sera présent à Patrimonia à l’automne prochain pour la première fois. Pour l’heure, le produit phare de Varenne Capital est le fonds Varenne Valeur, éligible au PEA et dont les encours approchent les 180 millions d’euros.

Un nouveau produit, Varenne Global, vient d’être ajouté à la gamme il y a quelques semaines. Ce fonds reprend le processus de gestion de Varenne Valeur, à la différence qu’il n’est pas contraint de rester majoritairement exposé à l’Europe et élargit son univers à l’ensemble des pays développés et les Etats de droits, sans risque politique majeur et ayant adopté les standards internationaux de reporting et de gouvernance.

Des fonds concentrés.

Présentés comme des « fonds d’actions avec plusieurs moteurs de performance », Varenne Valeur et Varenne Global apparaissent avant tout comme des produits affichant des convictions fortes. Ainsi, ils ne sont constitués que de 20 à 25 lignes, présentent un taux de rotation très faible et sont investis sur une partie seulement de la cote. Sur ces produits, le gérant exclut d’emblée les valeurs cycliques, financières, liées aux matières premières ou encore les technologiques. Le fonds est principalement constitué par des actions de grande et de moyenne taille et même s’il ne s’interdit pas d’investir sur des petites capitalisations, cela reste marginal.

Modèle propriétaire.

Le premier moteur de performance du fonds est lié à la sélection de valeurs (le stock-picking) exclusivement à partir de modèles propriétaires. Le gérant applique d’abord à son univers d’investissement un filtre quantitatif classique sur les fondamentaux des sociétés de 60 pays. Ensuite, il affine ses choix à l’aide de critères plus originaux.

Par exemple, sur la base de données qu’il compile lui-même, le gérant examine les mouvements des dirigeants sur les actions de leur propre société. Ainsi, lorsque ces derniers rachètent ou vendent massivement des titres en leur nom personnel, cela constitue un argument supplémentaire pour que le gestionnaire examine la valeur de manière plus précise. « Ce critère est utilisé au milieu de beaucoup d’autres et ne constitue jamais à lui seul un signal d’achat ou de vente. Mais il peut nous mettre en alerte sur des points que le marché n’a pas encore identifié », note Franck Hervé, le directeur du développement de Varenne Capital Partners.

Décote obligatoire.

Après avoir appliqué ces filtres, le gestionnaire doit choisir les titres qui entreront en portefeuille. Il détermine d’abord la valeur de l’entreprise qu’il va comparer au cours de l’action. Il examine ensuite ce qu’il appelle la « qualité économique des entreprises ». Cette dernière est déterminée à l’aide de plusieurs critères. Le premier d’entre eux est l’avantage concurrentiel que présente la société, mesuré par son costing power (sa faculté à faire varier ses coûts à la baisse lors de périodes difficiles) ou son pricing power (sa faculté à imposer une hausse de prix).

Ensuite, la stratégie du management et la capacité qu’a ce dernier à la mettre en œuvre sont examinées.

Enfin, les entreprises doivent afficher des perspectives de croissance. « Nous attribuons une note de qualité économique aux entreprises qui font partie de l’univers d’investissement préalablement filtré. La note qu’obtiennent ces sociétés détermine en partie le niveau de décote – qui reste, quoi qu’il en soit, compris entre -45 et -55 % – que doit présenter l’entreprise par rapport à l’estimation de valeur déterminée par les gérants », précise Franck Hervé.

Situations spéciales et couverture.

Si la sélection de valeurs constitue bien la principale source de performance du fonds, le gérant s’appuie aussi sur des stratégies plus opportunistes. Ainsi, pour 8 à 9 % du portefeuille au maximum, et seulement si l’environnement économique le permet, il pourra se livrer à des arbitrages sur des opérations de fusions et acquisitions. Sur ce point, le gérant n’intervient que dans le cas d’opérations annoncées et amicales et exclut les offres hostiles.

Enfin, toujours selon la conjoncture de marché, il pourra couvrir une partie de son portefeuille. Pour cela, au lieu d’intervenir sur les indices d’actions, le gérant préfère utiliser des options de vente sur le cuivre, pour 1,5 % des encours au maximum, ce qui protège environ 25 à 30 % du portefeuille. « Nous avons décidé de ne pas utiliser de couverture directement sur les indices car nous ne cherchons pas à couvrir une baisse de marché ponctuelle, qui peut constituer une opportunité d’achat. Nous cherchons à protéger le portefeuille contre une récession ou une dépression. Une position optionnelle vendeuse sur le cuivre nous permet de le faire sans nous empêcher de profiter de la valeur délivrée par les entreprises du fonds », précise Franck Hervé.