Fonds diversifiés

Talence Gestion propose son fonds patrimonial

Le fonds Talence Patrimoine a vocation à s’inscrire en alternative aux fonds en euros
Ce produit, au profil prudent, est géré par Alain Pitous qui a rejoint la société l’été dernier

Le constat est clair. Les fonds en euros de l’assurance vie ne cessent de voir leur rendement diminuer d’année en année. De ce fait, de nombreux gestionnaires estiment que les investisseurs vont devoir chercher vers les unités de compte des produits capables de leur offrir un couple de rendement et de risque acceptable. C’est le cas de Talence Gestion qui propose aujourd’hui Talence Patrimoine, un fonds patrimonial prudent, géré par Alain Pitous. Ce dernier, qui a rejoint la société l’été dernier, est familier de ce genre de produits puisqu’il gérait auparavant le fonds Amundi Patrimoine, dont les actifs se montent à plusieurs milliards d’euros. « Les taux de rendement des fonds en euros des contrats d’assurance vie vont converger vers les niveaux des taux longs français. Dans quelques années, les fonds en euros des contrats ne distribueront pas plus de 1 %, estime Alain Pitous. Et plus ils résistent en servant des rendements supérieurs, plus la remontée sera lente. »

Profil prudent.

L’objectif de Talence Patrimoine est d’offrir un rendement supérieur aux fonds en euros tout en maîtrisant le risque. « Les clients ont toujours peur des marchés d’actions et recherchent une diversification prudente », note Alain Pitous. Le fonds vise ainsi un objectif de performance de 4 % net annualisé sur cinq ans. « Ce fonds n’a pas vocation à suivre les marchés d’actions. Dans un contexte de marché où les taux longs demeurent bas, même si ces derniers temps ils ont été très chahutés, une performance de 4 % constitue un bon socle pour un investisseur. » Ce produit, flexible, a la possibilité d’être exposé de 0 % à 100 % sur les actions et n’a pas d’indice de référence. Sa sensibilité aux taux peut varier de -2 à +10 et il peut être exposé sur toute zone géographique. Ainsi qu’au risque de change.

« Nous ne voulons pas être liés à un indice de référence qui nous obligerait, par exemple, à détenir une classe d’actifs que nous ne jugeons pas opportune », explique le gérant. Ce dernier accorde, en outre, une importance toute particulière à la diversification de son portefeuille et à la liquidité. « La liquidité reste un véritable enjeu. Les clients peuvent supporter un événement de marché, mais ils ne pourraient pas supporter, en plus de cela, des problèmes de liquidité. Or, le point commun de toutes les crises que nous avons traversées est la fermeture des marchés à un certain moment. Lorsque la liquidité disparaît, il faut y avoir pensé avant », explique Alain Pitous.

Allocation pure.

Pour ce fonds, le gérant établit son allocation en utilisant, si besoin, plusieurs organismes de recherche externe. Il sélectionne ensuite les vecteurs d’investissement pour construire son portefeuille. Finalement, les techniques employées ne s’éloignent pas beaucoup des celles qu’il utilisait dans sa précédente maison. Une des originalités du fonds Talence tient cependant au fait que le portefeuille est constitué exclusivement d’ETF. « Cela nous permet d’appliquer à la lettre nos allocations d’actifs, sans compter sur la génération d’alpha des gérants sous-jacents sur une période qui peut être trop courte pour un gérant fondamental. Le client de Talence Patrimoine cherche une allocation et c’est sur ce point que nous pensons créer de la valeur », déclare le gérant.

Ce dernier ne s’interdit pas d’investir dans des fonds traditionnels mais les ETF permettent, selon le gestionnaire, de gérer au mieux les éventuels problèmes de liquidité. « Si la situation se dégrade en quelques semaines sur les marchés, les ETF ont prouvé qu’ils restent beaucoup plus liquides que certains fonds. » Par ailleurs, il estime aussi que l’efficacité opérationnelle sur la diversification reste meilleure sur les ETF. « Avec seulement une dizaine de lignes en portefeuille, nous pouvons être investis sur plus d’un millier de titre, à un coût bien moindre que l’investissement dans des OPCVM. Ce qui est impossible avec la gestion en direct », constate Alain Pitous.