Sanso IS gagne un mandat en multigestion auprès d'un CGP

Jean-Loup Thiébaut
La société de gestion a lancé début mars un fonds de fonds dédié pour le conseiller en gestion de patrimoine marseillais Framatong

La société de gestion Sanso IS vient de constituer un fonds dédié pour le conseiller en gestion de patrimoine marseillais Framatong. Le véhicule, dénommé « Twenty One », a été lancé début mars. Il devrait atteindre les vingt millions d'euros d'encours à la fin du mois.

Le pilotage de la stratégie, qui se base sur de la multigestion, a été confiée à Michel Menigoz, François Fontaine, et Cyriaque Dailland. « Un fonds dédié en multigestion permet aux CGP de s’exposer à des stratégies qui ne seront probablement jamais référencées chez les assureurs », indique à NewsManagers François L’Hénoret, le directeur commercial de Sanso IS.

Parmi les pépites à dénicher pour ce fonds de fonds dédié, on retrouve notamment des stratégies ISR et thématiques. Pour ce faire, l’équipe compte sur son outil interne de sélection de fonds, dénommé « What the fund ? », développé depuis plusieurs années par Michel Menigoz, le directeur des gestions actions et diversifiée. Au travers de cet outil, l’équipe mène une analyse statistique poussée sur la base des valeurs liquidatives dans un univers très large de fonds, qu'elle alimente elle-même. Il lui permet notamment de réaliser des comparaisons, des études de sensibilité, des analyses de corrélation, et l'identification des drawdowns. « Cet outil a véritablement été décisif dans nos récents succès en matière de mandats ou fonds dédiés », a précisé le directeur commercial.

Le manque de temps croissant des CGP est l’autre raison qui les pousse à se tourner vers ce genre de solutions. « Nous observons, depuis un an, une forte accélération de la demande de fonds dédiés chez les CGP et les family offices, car dès qu’ils atteignent un nombre important de clients et d’encours, il leur devient difficile d’être réactif en gestion de portefeuille. Un fonds dédié permet de simplifier l’allocation », complète François L’Hénoret.