Revue de presse internationale

MONDE

ETF, les frais de la gestion active vont souffrir de la guerre des prix​

Financial Times (ft.com), 02/01/2018

Les sociétés de gestion doivent s’attendre à un écrasement supplémentaire des frais cette année, l’intensification de la guerre des prix entre les fournisseurs d’ETF augmentant la pression sur les gérants actifs, rapporte le Financial Times. Le « net expense ratio » moyen d’un fonds américain
est tombé à 1,13 % en 2017, contre 1,44 % en 2000, selon Morningstar. Ce taux devrait continuer à baisser, s’accordent à dire les dirigeants du secteur de la gestion. « La guerre des prix des ETF affecte aussi tous les autres dans le secteur », affirme le directeur général d’une grosse société de gestion américaine qui n’a pas souhaité être nommé.

ROYAUME-UNI

UE : Londres pour les services financiers dans un accord de libre-échange

Reuters, 02/01/2018 

La Grande-Bretagne souhaite inclure les services financiers dans un futur accord de libre-échange avec l’Union européenne, déclare le ministre chargé du Brexit, David Davis (photo), dans une tribune publiée ce 2 janvier dans le Daily Telegraph, malgré le scepticisme de l’UE. « Nous regardons l’ensemble de la coopération économique qui existe aujourd’hui et cherchons à voir ce qui peut être conservé avec le minimum de barrières ou de friction supplémentaires », écrit le ministre britannique dans le quotidien.

David Davis assure que les principes du libre-échange de marchandises peuvent également s’appliquer aux services, ce que le négociateur en chef européen Michel Barnier a mis en doute. Le mois dernier, Michel Barnier a dit ne connaître aucun accord de libre-échange conclu par l’UE qui comprenne un accès sans entraves aux services financiers.


MONDE

Les patrons français sont loin d’être les mieux payés

L'Agefi, 02/01/2018

La rémunération moyenne des patrons de grandes entreprises cotées a sensiblement reculé l’année dernière au niveau mondial, de 3,8 % à 3,55 millions de dollars, mais cela représente encore près de 190 fois le produit intérieur brut moyen par habitant mesuré en parité de pouvoir d’achat, montre une étude annuelle produite par Bloomberg citée par L’Agefi. Le recul moyen s’explique en partie par une contre-performance des patrons britanniques, dont la rémunération a fondu de 18,5 %, du fait notamment de la dépréciation de la livre sterling. Les Etats-Unis demeurent sans surprise les champions incontestés en termes d’inégalité, la rémunération moyenne des grands patrons représentant 264 fois le PIB par habitant, et en valeur, à 14,25 millions de dollars. Avec une rémunération moyenne de 2,75 millions, soit 70 fois le PIB par habitant, la France est en bas de tableau, à la 15e place mondiale.

 

MONDE 

La faible volatilité, le principal cygne noir des marchés pour 2018

L'Agefi, 28/12/2017

La volatilité actions et obligations est tombée à ses plus bas historiques en 2017, rapporte L’Agefi. Elle est inférieure aux niveaux précédant la crise financière et cela touche aussi bien les marchés américains qu’européens. « La vulnérabilité de l’ensemble des marchés à un choc de grande ampleur est devenue bien plus importante qu’elle ne l’était ces dernières années », s’inquiète SG CIB. « Ces faibles niveaux de volatilité reflètent avant tout la stabilité de l’environnement économique actuel mesurée par l’écart type de surprise macroéconomique qui s’est même renforcé avec une croissance resynchronisée, une inflation timorée, et des banques centrales toujours accommodantes. La liquidité, mesurée tant par le coût de financement que par le bilan des banques centrales est bien évidemment l’autre explication majeure à l’écrasement de la volatilité », explique Natixis.