Revue de presse internationale

MONDE

HFR lance des indices sur la blockchain et les cryptomonnaies

Newsmanagers, 14/12/2017

Le spécialiste de la gestion alternative HFR a annoncé ce 13 décembre le lancement de deux nouveaux indices, le HFR Blockchain Composite Index et le HFR Cryptocurrency Index, les premiers indices destinés à capturer la performance des hedge funds investissant dans la technologie blockchain et les cryptomonnaies. Le HFR Blockchain Composite Index comprend des fonds qui investissent directement dans la technologie blockchain, dans les cryptomonnaies ou dans d'autres nouvelles innovations liées à la blockchain. L'autre indice dédié aux cryptomonnaies, en fait un sous-indice du Blockchain Composite, comprend tous les fonds qui investissent et négocient directement les monnaies virtuelles, générant de la performance par le biais d'un portefeuille géré activement d'actifs de cryptomonnaies, dont le bitcoin, l'ethereum, le litecoin, le ripple et d'autres monnaies virtuelles ainsi que les levées de fonds libellées en cryptomonnaies.
  

MONDE

Les marchés actions vers de nouveaux sommets en 2018, selon Goldman Sachs

Newsmanagers, 08/12/2017

La croissance de l'économie mondiale devrait se poursuivre en 2018 et continuer de porter les marchés d'actions à des plus hauts en 2018, estiment les gérants de Goldman Sachs AM dans une note dédiée à leurs perspectives pour l'année prochaine. Ils privilégient notamment les marchés émergents. « Nous préférons les actions au crédit, le crédit plutôt que les taux. Les marchés émergents, hors Chine, sont une zone privilégiée et nous continuons de préférer les actifs émergents aux actifs des marchés développés », écrivent les gérants de Goldman Sachs AM. Les actions sont une classe d'actifs qui reste d'autant plus intéressante qu'elles ne sont pas surévaluées. Goldman Sachs AM considère plutôt que la classe d'actifs surévaluée se trouve du côté des obligations souveraines américaines et d'autres pays développés. Pour revenir aux actions, les valorisations des actions américaines sont élevées sur une base historique mais continuent d'offrir une prime de risque raisonnable par rapport aux autres actifs. Les valorisations des actions européennes, japonaises et émergentes sont « attractives » par rapport à celles des actions américaines. Dans ce contexte, une hausse des taux d'intérêt des banques centrales, en particulier de la Réserve fédérale américaine (Fed), devrait constituer la principale source de volatilité sur les marchés financiers en 2018, estiment les gérants de Goldman Sachs AM, qui ne font pas beaucoup de cas des obligations souveraines des pays développés. « Des hausses de taux constituent probablement le principal risque car nous pensons que les attentes du marché sur le relèvement des taux de la Fed sont excessivement faibles », expliquent-ils. Les gérants de la banque américaine ont ainsi un point de vue baissier sur les obligations d'Etat américaines et des autres pays développés, qu'ils jugent survalorisées, et adoptent un avis « prudent » sur les obligations d'entreprises et sur celles adossées à des prêts hypothécaires. « Au-delà des obligations, nous pensons que le principal impact concernera les devises, mais les actions pourraient aussi connaître une plus courte correction », indiquent-ils.

SUISSE

La gestion privée de JP Morgan se porte bien

L'Agefi suisse, 08/12/2017

Bonne année 2017 pour JP Morgan dans ses activités de gestion privée en Suisse, rapporte L'Agefi suisse. La stratégie de croissance annoncée il y a deux ans en particulier « dans la gestion privée domestique (onshore) a enregistré ses premiers succès majeurs cette année », a indiqué Nick Bossart, responsable du comité de direction de JP Morgan Suisse, faisant état d'un « bon momentum », sans toutefois communiquer de chiffres à cet égard. A la faveur de l'accent porté sur la Suisse alémanique depuis Zurich, où les compétences ont encore été renforcées dans ce métier : la banque américaine s’est en effet rendu compte que si 70 % des patrimoines du pays correspondaient à la Suisse alémanique et 25 % à la Suisse romande, les proportions étaient quasiment inversées chez JP Morgan dans la gestion privée en Suisse. Ce qui s'explique par le fait que la banque américaine s'est établie en Suisse à Genève, en 1965. « L'expansion de nos activités de gestion privée en Suisse alémanique constitue une opportunité majeure pour JP Morgan dans les cinq prochaines années. D'où notre ambition de développer solidement et pleinement notre ancrage à Zurich », avait d'ailleurs annoncé, il y a un an, Matteo Giannini, responsable du private banking suisse de JP Morgan. Selon les chiffres qui circulent sur le marché, dans la gestion privée, JP Morgan aurait enregistré jusqu'ici cette année un afflux net d'argent de 17 %, et des revenus en progression de 18 % dans la gestion privée domestique (onshore). La banque ne communique pas non plus ses encours sous gestion. Il y a un an, ceux-ci étaient estimés à plus de 80 milliards de dollars, dont la moitié environ dans la gestion privée.

SUISSE

La gestion de fortune prend du retard dans la transformation numérique



L'Agefi suisse, 11/12/2017

Considérée par le passé comme un centre de gestion de fortune de premier ordre, la Suisse voit d'autres centres prendre les devants, rapporte L'Agefi suisse. Trop occupés à se conformer aux nouvelles exigences réglementaires, « les gestionnaires de fortune suisses n'ont pas su identifier l'importance stratégique de la technologie comme avantage concurrentiel et élément clé de leurs activités dans un secteur en pleine évolution », avertit le cabinet d'audit et de conseil EY. Ainsi, près d'un gestionnaire de fortune sur six en Suisse (17 %) doit encore définir une stratégie informatique en vue de la transformation numérique. Si la moitié des gestionnaires commencent à développer une stratégie numérique, ils ne sont qu'un tiers à en avoir déjà mise une en œuvre. Face à l'intérêt des clients, de nombreux fournisseurs de services de robot-conseil doublent leurs actifs sous gestion tous les quelques mois. Or, seuls 17 % des gestionnaires de fortune suisses sont en train de recourir à la robotique et à l'intelligence artificielle ou envisagent de mettre en place de telles technologies. Alors que 63 % des gestionnaires de fortune ayant participé au sondage dans le monde s'attendent à ce que l'innovation informatique transforme les stratégies commerciales en vue d'accroître le chiffre d'affaires, ils ne sont qu'un tiers en Suisse. « Les acteurs suisses risquent de prendre du retard dans le domaine de l'innovation et des capacités numériques, tandis que les marchés émergents comme l'Asie Pacifique promeuvent très activement l'innovation et le numérique », met en garde Bruno Patusi, expert pour la gestion de fortune et d'actifs chez EY Suisse.

ETATS-UNIS

Deux sociétés de gestion veulent lancer des ETF sur le bitcoin

Reuters, 11/12/2017

Deux sociétés de gestion ont déposé des dossiers auprès de la Securities & Exchange Commission pour le lancement d’ETF sur le bitcoin, rapporte l’agence Reuters. Une nouvelle tentative alors que la SEC a jusqu’ici mis son veto à toutes les initiatives impliquant la monnaie virtuelle mais certains estiment qu’un lancement réussi des contrats de futures pourrait relancer l’intérêt de tels produits. REX Shares et Van Eck Associates proposent toutes deux le lancement d’ETF dédiés au bitcoin qui utiliseraient des contrats de futures pour accéder au marché plutôt que d’investir en direct. Les sociétés se sont refusé à tout commentaire pendant la période d’évaluation de leurs propositions.

SUISSE

La Fondation Ethos en pleine tourmente

Newsmanagers, 14/12/2017

Rien ne va plus chez Ethos. Françoise Bruderer, membre du conseil de fondation d'Ethos, et Monika Roth, qui siégeait au conseil d'administration d'Ethos Services, ont démissionné il y a quelques jours. Toutes deux se sont exprimées avec virulence ces derniers jours dans les médias, en mettant en cause la gouvernance d'Ethos qui se présente sur son site Internet comme « la Fondation pour l'investissement responsable et l'actionnariat actif ».

Dans un communiqué, la Fondation Ethos s'étonne de ces propos, tant sur la forme que sur le fond, en particulier des reproches liés à des conflits d'intérêt. Elle se dit particulièrement sensible aux règles de bonne gouvernance. La Fondation rappelle que, depuis de nombreuses années, une réglementation et des mesures transparentes sur son fonctionnement ont été mises en place, y compris sur la gestion des conflits d'intérêts. « Il a été décidé de repourvoir dans les meilleurs délais les places laissées vacantes au sein des conseils. Cette démarche va s'inscrire dans le plan global de succession mis en place pour assurer la pérennité de la Fondation à la suite du départ progressif des fondateurs », indique la fondation dans son communiqué.

Le conseil de fondation d'Ethos et le conseil d'administration d'Ethos Services avaient déjà décidé, à l'unanimité, de mener une procédure d'évaluation permettant d'assurer les successions au sein des conseils. Cette démarche relève de la bonne pratique en matière de gouvernement d'entreprise et est réalisée avec l'aide d'un consultant externe, explique la société. Elle va être accélérée dès le début de l'année prochaine. Il est bien entendu que la question du conflit d'intérêt soulevé continuera à être traitée par les deux vice-présidents. Hanspeter Uster, vice-président du conseil de fondation d'Ethos, et Philippe Doffey, vice-président du conseil d'administration d'Ethos Services, soulignent : « Les conseils d'Ethos confirment leur entière confiance et leur soutien au président ».

SUISSE

Martin Blessing prend la tête de la gestion de fortune d’UBS

Newsmanagers, 15/12/2017

Le groupe UBS a nommé Martin Blessing, ancien président du directoire de Commerzbank, au poste de président de la gestion de fortune au sein de son comité exécutif.
Il succède à Jürg Zeltner, qui démissionnera du comité exécutif du groupe à la fin de cette année et quittera la société en 2018. Martin Blessing, 54 ans, est actuellement président de Personal & Corporate Banking et président d’UBS Suisse. Avant de rejoindre UBS, il avait passé 15 ans au conseil des managing directors de Commerzbank, dont la moitié en tant que président.

Axel P. Lehmann, actuel directeur des opérations, succédera à Martin Blessing en tant que président personal & corporate banking et président d’UBS Suisse.

Et c’est Sabine Keller-Busse qui devient directrice des opérations, des fonctions qui incluront désormais les ressources humaines que l’intéressée couvre déjà.

Ces trois nominations sont effectives au 1er janvier 2018.