Revue de presse internationale

Une sélection des informations internationales marquantes de ces derniers jours dans les secteurs secteurs financiers et de la gestion de patrimoine

MONDE

BlackRock accélère son développement dans le smart beta

L’Agefi, le 05/10/2017

Dans la galaxie des offres de BlackRock (5.700 milliards de dollars sous gestion), le smart beta ETF et le factor investing peuvent parfois passer inaperçus, rapporte L’Agefi. Pour autant, « nous avons développé ces investissements depuis longtemps, qu’il s’agisse des facteurs ‘hauts dividendes’ (1979), ‘value’ et ‘size’ (1994), ‘momentum’ (1994) ou ‘qualité’ (1996) », rappelle Andrew Ang, responsable mondial smart beta et factor investing du groupe depuis 2015, et chercheur de référence depuis son article de 2009 sur les biais factoriels du fonds souverain norvégien. Avec 165 milliards de dollars pour ses gestions indicielles en smart beta, dont 95 milliards en ETF sur un marché de 387 milliards, et 20 milliards pour le factor investing, ces stratégies ont crû de 30% par an depuis trois ans, devenant une thématique dynamique du groupe, et l’une des priorités désormais avec l’ISR et les actifs réels. Au premier semestre, iShares a enregistré 7 milliards de flux nets sur les ETF smart beta (pour 30,5 au niveau mondial). Le groupe est notamment leader mondial sur les ETF MinVol (34 milliards d’encours) et les ETF Income (42 milliards). « Mais c’est bien en Europe que ces stratégies se développent le mieux parce que tant les investisseurs institutionnels que les banques privées y sont plus sophistiqués », précise Andrew Ang, avant de rappeler les avantages des ETF smart beta en termes de turn-over plutôt faible (moindres coûts de transaction), d’efficience fiscale et de simplicité d’utilisation.

 

SUISSE

Société Générale veut se développer en gestion de fortune sur le marché suisse

AWP, 04/10/2017

La banque française Société Générale veut développer ses activités de gestion de fortune en Suisse, par de la croissance interne mais aussi par des acquisitions, a indiqué à l’agence AWP Olivier Lecler, directeur général de Société Générale Private Banking Suisse. « Nous sommes intéressés par la croissance externe et pouvons tout à fait intégrer des structures plus importantes que la nôtre », a précisé Olivier Lecler, qui a pris ses fonctions à la tête de l’unité en mars 2016.

L’établissement n’a pas détaillé l’avancée sur ce dossier, mais Olivier Lecler a estimé qu’« un bon candidat serait celui qui a fait tout le travail de mise en conformité et pourrait venir compléter nos marchés et priorités ». La banque hexagonale, présente depuis 120 ans en Suisse, est très discrète sur sa performance financière dans le pays. Au total, Société Générale affiche 119 milliards d’euros d’actifs sous gestion dans l’activité de banque privée, mais le groupe ne détaille pas ce chiffre pays par pays.

 

GRANDE-BRETAGNE   

La FCA appelée à rendre plus indépendants les conseils d’administration des fonds

Financial Times FM, 02/10/2017

Plusieurs groupes de retraite et de défense des consommateurs appellent la Financial Conduct Authority à introduire des règles strictes exigeant que les conseils d’administration des fonds soient composés majoritairement d’administrateurs indépendants, rapporte le Financial Times fund management. En juin, la FCA avait présenté des propositions en vertu desquelles les conseils des fonds devraient nommer au moins deux administrateurs indépendants. Mais certains veulent aller plus loin. Ainsi, la Pensions and Lifetime Savings Association suggère que les fonds soient composés d’une majorité d’indépendants. Cette proposition a reçu le soutien du Financial Inclusion Centre, un groupe de défense des consommateurs, et SCM Direct, la société gérée par Alan et Gina Miller.

 

SUISSE

J. Safra Sarasin acquiert les activités de private banking de Bank Hapoalim en Suisse et au Luxembourg

Newsmanagers, 04/10/2017

Le groupe J. Safra Sarasin a annoncé le 3 octobre la signature d’un accord portant sur l’acquisition des activités de private banking de Bank Hapoalim en Suisse et au Luxembourg, gérées par la Banque Hapoalim (Suisse) SA et ses bureaux de Zurich et Luxembourg. L’accord concerne les clients éligibles et leurs équipes de gestion dédiées à la clientèle de banque privée en Israël et en Europe.

Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de développement de l’activité private banking du groupe sur ces marchés dans lesquels il bénéficie déjà d’une expérience reconnue. Cette acquisition renforce par ailleurs l’activité mondiale de gestion de fortune du Groupe J. Safra Sarasin et lui permet de développer la part de marché de ses activités en provenance d’Israël. À la suite de cette transaction, les clients éligibles et leurs gestionnaires de Bank Hapoalim au Luxembourg et en Suisse rejoindront J. Safra Sarasin, qui est fermement engagé à poursuivre son développement international.

L’acquisition devrait être finalisée au cours du premier semestre de 2018, sous réserve de l’approbation des autorités de surveillance et certaines autres conditions.

 

SUISSE

La technologie va permettre d’alléger les effectifs d’UBS

Bloomberg, 03/10/2017

UBS pourrait remercier près de 30.000 employés dans les années à venir en raison des avancées technologiques, estime Sergio Ermotti, directeur général de la banque. Dans un entretien publié le 3 octobre par le magazine Bloomberg Markets, il note que les entreprises tournées vers la fabrication de produits estiment que les nouvelles technologies peuvent diviser par deux les effectifs. Il ajoute que, dans le secteur bancaire, cette part serait vraisemblablement deux fois moins importante.

« Regardez UBS, nous employons un nombre significatif de collaborateurs, soit près de 95.000 personnes en comprenant les sous-traitants. On peut en avoir 30% de moins. Mais les emplois seront beaucoup plus intéressants. Le contenu humain y sera la clef de voûte de la fourniture du service », poursuit Sergio Ermotti. Le responsable pense que la décennie à venir sera placée sous le signe de la technologie comme celle en cours l’est sous celui de la régulation. « Il ne s’agit pas d’un big bang : ce sera très progressif. Mais tout sera tellement plus rapide et plus efficace. Au lieu de servir 50 clients, on pourra en servir 100 et ce de manière beaucoup plus sophistiquée », poursuit Sergio Ermotti.

 

MONDE

La France améliore son score ESG, selon Candriam

Newsmanagers, 02/10/2017

Dans un rapport dédié au développement durable et à l’engagement ESG des principaux pays du monde, Candriam indique que la France arrive selon ses critères de gestion ISR à la 21e place du classement des pays en matière d’environnement, de social et de gouvernance avec un score ISR de 73,77 sur 100, en légère amélioration par rapport aux 69,38 de 2016.

 

GRANDE-BRETAGNE

La FCA ne sanctionnera pas de suite les sociétés non conformes à MIF2

Newsmanagers, 29/09/2017

Bonne nouvelle pour les sociétés de gestion britanniques : leur régulateur, la FCA (Financial Conduct Authority), ne prendra pas de suite des mesures punitives contre les sociétés de gestion qui ne seront pas en conformité avec MIF 2 dès le début de l’année prochaine. « Nous adopterons une approche compréhensive et proportionnée de l’introduction de la directive MIF », a ainsi indiqué Megan Butler, en charge de la supervision à la FCA lors d’un séminaire sur l’investissement organisé par le Financial Times.

Elle a ainsi repris les termes de Mark Steward, directeur exécutif de l’application de la loi et de la surveillance du marché à la FCA, indiquant que cette dernière « n’a pas l’intention de prendre des mesures de rétorsion contre les entreprises ne répondant pas de suite à toutes les exigences de MiFID II, à condition qu’il existe des preuves qu’elles ont pris des mesures suffisantes pour respecter leurs nouvelles obligations dès le début, et qu’il existe des projets en place pour compléter le processus ».

La FCA a également annoncé qu’elle fournirait un soutien aux gestionnaires d’actifs, « où elle le peut », pour résoudre leurs importants problèmes de planification commerciale. « Nous savons par exemple que la recherche continue de poser des défis », déclare Megan Butler, faisant référence aux articles de presse disant qui fait, ou qui ne fait pas, répercuter le coût de la recherche à ses clients. « Je sais aussi qu’il y a un point d’interrogation sur les entreprises qui sont agréées comme courtiers aux États-Unis et dans d’autres territoires - et qui ne peuvent pas accepter de payer pour la recherche, sans demander également à devenir un conseiller en investissement. Permettez-moi de vous assurer que nous sommes pleinement conscients de cette question, et nous sommes en contact étroit avec nos homologues de l’Union européenne et des États-Unis, pour travailler à une solution ».

 

MONDE

Les hedge funds ne sont pas encore morts

The Wall Street Journal (wsj.com), 02/10/2017

Considérés il y a moins d’un an comme trop chers et pas assez performants, les hedge funds réussissent un double exploit cette année : ils gagnent de l’argent et attirent de nouveaux flux, rapporte le Wall Street Journal. Le hedge fund moyen est en hausse de 5,4 % sur l’année à fin août, alors que les hedge funds actions ont gagné 8,31 % en moyenne, selon HFR. Sur la même période, le S&P500 a augmenté de 11,9 %, dividendes inclus. Les hedge funds ont dans le même temps enregistré une collecte de 39 milliards de dollars cette année, contre 112 milliards de rachats l’an dernier, selon eVestment. Les dirigeants du secteur s’attendent à une poursuite de la collecte, grâce à plusieurs lancements cette année.