Revue de presse internationale

ETATS-UNIS

BlackRock veut diversifier ses sources de revenus

The Wall Street Journal (wsj.com), 05/09/2017

BlackRock cherche de nouveau à vendre ses services de conseil financier, logés au sein de la division Financial Markets Advisory, aux banques, rapporte le Wall Street Journal. Pendant la crise financière et les années qui ont suivi, la division Financial Markets Advisory a conseillé les grandes banques sur des sujets réglementaires et aidé la Federal Reserve (Fed) à gérer les actifs repris à Bear Stearns et American International Group (AIG).

La croissance des fonds à faibles coûts a mis les revenus sous pression, ce qui a poussé BlackRock à tenter de séduire ses clients actuels sur d’autres métiers comme le conseil ou la technologie.

MONDE

Best execution : peu de gestionnaires sont prêts pour Mifid II

Newsmanagers, 06/09/2017

Plus que quatre mois et seulement 6 % des gestionnaires d’actifs se disent prêts à mettre en œuvre les exigences de la directive MIF II en matière de best execution. Toutefois, les gestionnaires ont pris les choses en main puisque plus du quart d’entre eux indiquent qu’ils investissent dans les technologies pour se mettre à niveau, et un tiers envisagent d’apporter des modifications à son processus de trading.

Les sociétés de gestion commencent à délaisser l’analyse des coûts de transaction (CTA) au profit d’une mise en œuvre exhaustive de l’analyse de la best execution intégrant la CTA afin de mieux comprendre et évaluer les ordres les plus importants et aussi de mieux analyser le négoce obligataire impliquant des technologies sophistiquées.

EUROPE

AllianzGI absorbe les coûts de sa recherche externe

Newsmanagers, 06/09/2017

A l’instar d’un grand nombre de sociétés de gestion européenne, Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé sa décision de prendre à sa charge, dès 2018, les frais associés à la recherche financière fournie par des prestataires externes pour ses fonds d’investissement et les comptes de ses clients en Europe entrant dans le champ de la directive MIF II. La décision prise par la société de gestion s’applique à l’ensemble des fonds d’investissement domiciliés en Europe, ainsi qu’aux mandats de gestion gérés en Europe. En revanche, les fonds gérés et distribués hors d’Europe ne sont pas concernés par ces nouvelles mesures.

« Dans le cadre de notre dispositif mondial doté d’une plate-forme d’investissement intégrée, fondée sur la mutualisation de la recherche et des idées d’investissement, nous avons considéré que la solution la plus efficace et la plus adaptée pour l’ensemble des parties concernées consistait à financer directement les frais d’analyse financière sur nos propres ressources, explique Tobias Pross, directeur Europe, Moyen-Orient et Afrique chez AllianzGI, cité dans un communiqué. Cette décision s’inscrit également dans l’esprit de la directive MIF II, qui vise à éviter les conflits d’intérêts en matière de négociation de titres.  » La décision est d’autant plus évidente que « l’essentiel de notre recherche est d’ores et déjà produit grâce à des ressources et des analystes internes  », ajoute Tobias Pross. « Etre en mesure de fournir une recherche approfondie et complète fait partie intégrante de notre proposition de valeur de gérant actif, insiste-t-il. Il nous semble, dès lors, parfaitement naturel de supporter directement ces coûts, qui sont compris dans les commissions de gestion que nous facturons.  » Avec cette décision, AllianzGI rejoint la longue liste de sociétés de gestion européennes ayant décidé de prendre à leur charge les frais de la recherche externe.

En revanche, selon Financial News, Carmignac prend le contre-pied de ses homologues européens en décidant de transférer à ses clients le coût de cette recherche financière lors de l’entrée en vigueur de la directive MIF II en janvier 2018. La société de gestion « n’absorbera pas les coûts de la recherche externe  » pour ses fonds en Europe, selon un porte-parole de Carmignac cité par Financial News. A la place, la compagnie paiera cette recherche en utilisant un compte de paiement de la recherche dédié, ce qui lui permettra de faire porter les coûts aux clients. Carmignac est toutefois loin d’être un cas isolé. Amundi a également exclu de couvrir elle-même le coût de cette recherche externe et a décidé de la répercuter à ses clients.

MONDE

Les investisseurs ne chassent plus les cygnes noirs

The Wall Street Journal (wsj.com), 06/09/2017

Dans le sillage de la crise financière mondiale, la crainte des « cygnes noirs » (ces événements imprévus et imprévisibles) a conduit les investisseurs vers des hedge funds qui offraient une protection en cas de chute des marchés, rapporte The Wall Street Journal. Mais les cygnes ne sont pas revenus et ces stratégies sont tombées en disgrâce. Les investisseurs ont perdu patience après avoir perdu de l’argent. Selon les données de CBOE Eurekahedge, ceux qui ont investi dans ces fonds de risque de perte extrême, destinés à profiter de soudaines chutes de marchés, comme en septembre 2011, auraient perdu 55 % depuis.

ESPAGNE

UBS recrute une douzaine de banquiers privés en Espagne

Funds People, 05/09/2017

Le groupe suisse UBS vient de recruter une équipe de douze banquiers privés seniors en Espagne, tous en provenance de la division de banque patrimoniale du groupe Banca March, rapporte le site spécialisé Funds People. Parmi les nouvelles recrues, on peut citer Alejandro Vidal, jusque-là directeur de la stratégie de marché et directeur des investissements de Banca March, groupe qu’il avait rejoint en 2008. Avant cela, il a été directeur de la banque privée de Banco Santander.

ETATS-UNIS

Warren Buffett devient le premier actionnaire de Bank of America

Newsmanagers, 31/08/2017

Le milliardaire américain Warren Buffett est devenu officiellement le premier actionnaire de Bank of America, encaissant au passage une plus-value de près de 12 milliards de dollars sur un investissement effectué en 2011.  Warren Buffett avait annoncé fin juin son intention de convertir en actions les 700 millions de titres préférentiels acquis par sa holding Berkshire Hathaway au prix de 7,14 dollars l’unité il y a six ans, alors que le groupe était empêtré dans la crise des crédits immobiliers à risques « subprime  ». Il a exercé ses droits le 29 août, a indiqué Bank of America dans un communiqué.

« Nous avions accueilli Berkshire Hathaway en 2011 comme actionnaire et nous apprécions de pouvoir compter sur son soutien en tant qu’actionnaire le plus important », commente le directeur général de la banque Brian Moynihan, cité dans le communiqué. L’action Bank of America ayant clôturé mardi à 23,58 dollars, son investissement vaut désormais 16,51 milliards de dollars. Avec 700 millions de titres, et selon les relevés effectués au 30 juin, Warren Buffett devient le premier actionnaire de l’établissement financier devant les sociétés d’investissement Blackrock et Vanguard, qui possédaient à la fin du deuxième trimestre respectivement 668 millions et 661 millions de titres.

EUROPE

Northern Trust va s’installer au Luxembourg

Newsmanagers, 05/09/2017

A la suite du Brexit, le groupe américain Northern Trust a annoncé son intention d’installer son entité bancaire européenne au Luxembourg, marquant ainsi sa volonté de développer ses activités sur le continent européen. Le groupe rejoint ainsi de nombreux établissements britanniques qui ont opté pour le Luxembourg comme leur nouveau camp de base en Europe afin de pouvoir continuer à accompagner leurs clients après la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union.

SUISSE

Credit Suisse distribuerait gratuitement sa recherche obligataire sous MIF II

Bloomberg, le 01/09/2017

Selon trois sources citées par Bloomberg, Credit Suisse aurait l’intention de distribuer gratuitement sa recherche obligataire aux investisseurs en crédit lors de l’entrée en vigueur des règles européennes MIF II en 2018. Celles-ci imposent la séparation totale des frais de recherche et des frais de courtage pour éviter les risques de conflit d’intérêts. Credit Suisse considérerait sa recherche obligataire comme un « avantage non pécuniaire mineur », selon une présentation faite à des clients, ce qui lui permettrait de se ménager une exception à MIF II. D’autres courtiers ont commencé à dévoiler leur grille tarifaire. La recherche taux ou crédit y sera en général facturée quelques dizaines de millions de dollars par an et par société de gestion, 30.000 dollars par exemple chez Deutsche Bank.

SUISSE

Le secteur de la gestion d’actifs broie du noir

finews.ch, 28/08/2017

Dans un environnement toujours très difficile, les gestionnaires d’actifs ne sont pas satisfaits de leur rémunération et ont le moral à zéro. « Les professionnels de la gestion d’actifs travaillent plus dur pour une rémunération beaucoup plus modeste », selon une étude réalisée par le cabinet Heidrick & Struggles et dont le site spécialisé finews a eu l’exclusivité.

Menée auprès de 534 professionnels dans le monde, l’étude souligne que les équipes, dont les effectifs sont déjà réduis, sont invitées à faire toujours plus alors que la progression des rémunérations n’est plus au rendez-vous. D’où un moral au plus bas avec parfois des cas de « burn-out ». La question des salaires est bien évidemment très sensible. Les primes dans le secteur de la gestion d’actifs ont tendance à stagner alors que le salaire fixe ne suit plus vraiment la concurrence. Les spécialistes des fonds long-only, avec une vingtaine d’années d’expérience, perçoivent cette année un fixe de 185.000 dollars en moyenne contre 180.000 dollars en 2016. Parallèlement, les primes moyennes sont passées de 264.000 dollars en 2015 à 243.000 dollars l’an dernier. Dans le secteur des hedge funds et des produits alternatifs, le tableau est à peu près le même, indique l’étude, mais la culture des bonus reste très présente.

Il reste que l’environnement n’incite pas les professionnels de la gestion à changer de maison. Seulement un sur cinq des professionnels interrogés cherche activement une opportunité. Et les deux tiers d’entre eux veulent garder leur emploi actuel.