Revue de presse internationale

ROYAUME-UNI

La FCA veut des détails sur les plans de secours post Brexit

Financial Times (ft.com), 01/06/2017

La Financial Conduct Authority a envoyé une lettre à plusieurs des principales sociétés de gestion britanniques leur demandant des informations détaillées concernant leurs plans de secours dans le cadre du Brexit, rapporte le Financial Times. Le courrier du régulateur britannique contient 30 questions au sujet des conséquences du Brexit sur les modèles d’affaires des sociétés de gestion et demande notamment à ces dernières si elles prévoient de relocaliser des effectifs ou des activités dans l’Union européenne. Les sociétés de gestion doivent aussi expliquer si leurs plans de secours vont avoir un impact sur leurs fonds propres ou systèmes informatiques, si elles ont demandé de nouvelles licences à des régulateurs étrangers et si leur réaction est liée à celle des autres sociétés.

SUISSE

EFG AM noue un partenariat avec la boutique de Rajiv Jain

Newsmanagers, 31/05/2017

Le gestionnaire d’actifs suisse EFG Asset Management (EFGAM) a annoncé, ce 30 mai, la signature d’un partenariat commercial avec GQG Partners, la société dirigée par l’ancienne star de Vontobel Rajiv Jain. Dans le cadre de l’accord ainsi conclu, EFGAM deviendra le distributeur exclusif du fonds GQG Partners Emerging Markets Equity Ucits en Suisse et à Singapour, sous réserve du feu vert des autorités réglementaires compétentes. Ce fonds est géré directement par Rajiv Jain, président et directeur des investissements de GQG Partners, qui avait pris une participation majoritaire dans cette boutique floridienne en 2016.

ASIE

Credit Suisse écope d’une amende à Singapour dans le scandale 1MDB

AFP, 30/05/2017

Singapour a annoncé, ce mardi 30 mai, plusieurs centaines de milliers d’euros d’amende contre Credit Suisse et une banque locale pour violation des lois sur le blanchiment d’argent, dans le cadre du scandale de corruption éclaboussant le fonds souverain malaisien 1MDB, rapporte l’AFP. L’Autorité monétaire de Singapour (MAS), qui est la banque centrale locale, a également imposé une interdiction à vie d’exercer à deux banquiers et une suspension de quinze ans pour un troisième après une enquête de deux ans.

Credit Suisse a ainsi écopé d’une amende de 700.000 dollars de Singapour (453.000 euros) et United Overseas Bank (UOB) d’une amende de 900.000 dollars de Singapour (583.000 euros) pour avoir enfreint les règles singapouriennes contre le blanchiment d’argent et pour des lacunes dans leurs systèmes de contrôle relatifs à des transferts de fonds impliquant 1MDB, indique la MAS dans un communiqué. La MAS souligne toutefois qu’elle n’a pas détecté de « lacunes généralisées dans le contrôle » exercé par les deux banques. L’affaire de détournement de centaines de millions d’euros du fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB) fait l’objet d’enquêtes également en Suisse et aux Etats-Unis.

ROYAUME-UNI

Aviva Investors se dote d’une équipe commerciale dédiée aux intermédiaires britanniques

InvestmentEurope, 30/05/2017

Aviva Investors vient de créer une nouvelle équipe commerciale dont la vocation est de couvrir les intermédiaires au Royaume-Uni, rapporte InvestmentEurope. Cette nouvelle équipe commerciale et d’investissement est dirigée par Fay Hendon, qui a récemment rejoint Aviva Investors en provenance d’Axa Investment Managers. L’équipe comprend également Abi Turnidge à la fonction d’investment sales executive et qui travaillait précédemment chez M&G, Natasha Crosby ainsi que Celina Lighton, qui officiait déjà chez Aviva Investors.

EUROPE

80 % des sociétés de gestion subventionnent les dépenses de leurs fonds

Investment Week, 26/05/2017

79 % des sociétés de gestion transfrontières qui distribuent leurs fonds en Europe subventionnent les dépenses d’exploitation de leurs fonds afin de maintenir les frais pour le client à un niveau bas, montre une étude de Fitz Partners citée par Investment Week. Pour réduire les frais payés par les clients, 24 % des grandes sociétés de gestion qui distribuent des fonds en Europe plafonnent les frais d’au moins une gamme de fonds. « Nombre de sociétés de gestion ont mis en place un plafonnement des frais de manière à ce que leurs fonds restent compétitifs mais pour certains, les dépenses opérationnelles ont dépassé ces limites, ce qui les oblige à rembourser ces coûts ou renoncer à leur propre rémunération  », commente le CEO de Fitz Partners, Hugues Gillibert.

ASIE

Les frontières entre fournisseurs de gestions passives et actives s’estompent

Newsmanagers, 29/05/2017

Les frontières entre les produits qui font concurrence aux fonds communs de placement ou bien ceux qui les complètent s’estompent graduellement, estime la dernière enquête asiatique de Cerulli intitulée « The Cerulli Edge - Asian Monthly Product Trends Edition, May 2017 Issue ». En effet, les distributeurs et les sociétés de gestion cherchent des moyens d’augmenter leurs actifs dans des conditions de marché difficiles et deviennent plus ouverts au développement de produits en dehors de leurs compétences habituelles.

Les sociétés qui offraient traditionnellement des fonds actifs, par exemple, créent des capacités de gestion passives ou ajoutent des ETF (fonds indiciels cotés) à leurs offres multiactifs. C’est une situation nouvelle par rapport à quelques années en arrière, lorsque les investisseurs et les acteurs de l’industrie étaient plus confiants dans leurs offres de gestion active pure et considéraient les fonds passifs comme de sérieux concurrents.

SUISSE

Nestlé confie sept fonds à BlackRock

IPE, 29/05/2017

Dans le cadre de la réorganisation de ses activités d’investissement, Nestlé a confié à BlackRock la gestion provisoire d’au moins sept fonds cotés en Irlande et qui sont gérés pour le compte des fonds de pension du groupe suisse à travers le monde, rapporte IPE. Un porte-parole de Nestlé en Suisse a confirmé l’information. Le groupe agroalimentaire a 21 milliards d’euros d’actifs de retraite dans les différents pays dans lesquels il est présent. Il n’a pas souhaité précisé les montants confiés à BlackRock.

SUISSE

L’asset management change de mains chez Rothschild Bank

Newsmanagers, 01/06/2017

La banque privée suisse Rothschild Bank a annoncé la nomination de Stephanie de Saint-Marcq-Geake en qualité de responsable de l’asset management suisse chez Rothschild Asset Management. Elle remplace Gil Platteau, qui assumait ces fonctions depuis 2013 au sein de Rothschild Asset Management mais qui a souhaité quitter l’entreprise et poursuivre sa carrière en dehors du groupe Rothschild.

Stephanie de Saint-Marcq, qui a rejoint Rothschild Asset Management en 2013, sera basée à Genève d’où elle prendra en charge les clients institutionnels, les distributeurs de fonds et les intermédiaires sur l’ensemble du marché suisse.

SUISSE

Credit Suisse veut lancer un conseiller-robot

Le Temps, 29/05/2017

Anke Bridge, la nouvelle responsable des solutions numériques de Credit Suisse, a annoncé dans un entretien au quotidien Le Temps le lancement d’une forme de conseiller-robot. « Nous travaillons à la numérisation du conseil (advisory). Nous nous dirigeons vers la création d’une sorte de conseiller-robot. Nous avons déjà créé les bases nécessaires à ce développement avec CS Invest, c’est-à-dire avec les méthodes d’investissement basées sur des algorithmes », explique Anke Bridge dans les colonnes du quotidien suisse.

EUROPE

L’Esma fixe ses principes pour la délocalisation des sociétés britanniques en Europe

Newsmanagers, 01/06/2017

L’Autorité européenne des marchés financiers, l’Esma a publié ce 31 mai une série de grands principes visant à favoriser la cohérence et l’harmonisation des pratiques des régulateurs nationaux de l’Union européenne dans le cadre de la supervision des sociétés financières britanniques qui souhaitent se relocaliser sur le continent. Ces principes constituent « un outil pratique pour permettre la convergence de la supervision dans un contexte de demandes croissantes de la part d’acteurs financiers britanniques qui cherchent se relocaliser dans les 27 pays de l’Union européenne  », indique l’Esma dans un communiqué. Ils s’appliquent à toutes les législations en vigueur, en particulier la directive AIFM, la directive Ucits et les directives Mifid I et Mifid II.

« Le Royaume-Uni joue un rôle majeur sur les marchés financiers de l’Union européenne et le transfert de sociétés ou d’activités sur le continent crée une situation unique qui exige un effort commun, au niveau de l’Union, pour sauvegarder la protection de l’investisseur, le fonctionnement ordonné des marchés financiers et la stabilité financière, indique Steven Maijoor, président de l’Esma. Les 27 Etats membres ont donc intérêt à construire une approche commune pour traiter les sociétés relocalisées qui désirent continuer à bénéficier d’un accès aux marchés financiers de l’Union.  »

L’Esma souhaite que les sociétés britanniques relocalisées soient soumises aux mêmes règles de supervision dans l’ensemble des pays de l’Union européenne afin « d’éviter la concurrence sur les pratiques réglementaires et de supervision entre les Etats membres », poursuit Steven Maijoor. Dans sa note, l’Esma indique que ces sociétés britanniques pourraient chercher à limiter leurs transferts d’activités, notamment en se reposant sur l’externalisation ou la délégation de certaines activités à d’autres entités basées au Royaume-Uni, y compris des filiales. « Il est donc nécessaire de s’assurer que les conditions d’agrément, également pour l’externalisation et la délégation, ne produisent pas des risques d’arbitrage réglementaire ou de supervision », avance le régulateur européen.

Dans ce contexte, l’Esma pose neuf grands principes :

- Aucune reconnaissance automatique des agréments existants.

- Les agréments accordés par les régulateurs nationaux des 27 pays membres devront être rigoureux et efficaces.

- Les régulateurs nationaux devront vérifier les raisons objectives de la délocalisation.

- Une attention particulière devra être accordée pour éviter que les entités relocalisées soient de simples boîtes aux lettres.

- L’externalisation et la délégation dans des pays tiers ne sont possibles que dans des conditions strictes.

- Les régulateurs nationaux devront s’assurer que toutes les exigences sont respectées.

- Les régulateurs nationaux devront s’assurer de la solide gouvernance des entités au sein de l’Union.

- Ces mêmes régulateurs devront être en position de superviser efficacement ces entités et de faire respecter les règles de l’Union.

- Enfin, la coordination devra être nécessaire pour assurer un contrôle effectif de l’Esma.