Revue de presse internationale 772

SUISSE

Edmond de Rothschild nomme un CIO monde pour la banque privée
 
Newsmanagers, 07/05/20

Le groupe Edmond de Rothschild met la dernière touche à sa transformation entamée voilà près de deux ans. Le groupe annonce la création d'un nouveau poste, celui de responsable de l'investissement monde (Global CIO) de la banque privée. En l'occurrence, il s'agit de Lars Kalbreier, venu tout droit de Vontobel, où il exerçait les mêmes fonctions. Celui-ci prendra son rôle le 1er octobre prochain et sera placé sous la direction de Christophe Caspar, responsable de l'activité d'Asset Management et non pas sous celle de Michel Longhini, le nouveau responsable de l'activité de banque privée depuis novembre dernier. A cela une explication : « le groupe repose sur deux piliers que sont la banque privée et l'asset management, mais toutes les fonctions liées à l'investissement sont sous le chapeau commun de l'asset management », précise Christophe Caspar dans un entretien accordé à NewsManagers.

Si l'asset management dispose déjà d'un Global CIO en la personne de Benjamin Melman, Lars Kalbreier aura la particularité de travailler sur des solutions d'investissement intégrant l'architecture ouverte. « Dans la banque privée, environ 30 % des portefeuilles sont des fonds maison mais les 70 % restants correspondent à de l'architecture ouverte », rappelle Christophe Caspar.

Agé de 49 ans, basé en Suisse, Lars Kalbreier sera également membre des comités exécutifs gestion d’actifs et banque privée.

 

MONDE

Les fonds ont-ils évité une crise de liquidité ?

Financial Times Fund Management, 07/05/20

Le secteur de la gestion d’actifs est sorti des récentes turbulences sur les marchés largement intact, observe le Financial Times fund management. Peu de fonds ont dû suspendre leurs rachats. « Vu qu’il s’agit du pire crash depuis 1929, il est extraordinaire que la majorité des fonds ouverts soient encore en activité », commente Julie Patterson, responsable de la gestion d’actifs, changement réglementaire, chez KPMG. L’absence de problèmes massifs laisse penser que la réglementation des fonds fonctionne correctement. Toutefois, nombre d’observateurs pensent que le véritable test du secteur des fonds est devant nous. « La résilience des fonds a été conditionnée par une intervention massive des banques centrales à une échelle jamais vue », note Tobias Adrian, directeur du département monétaire et marchés de capitaux du FMI.

Alors que la crise du Covid-19 se poursuit et des entreprises font faillite, il est probable que les fonds vont subir de nouvelles pertes dans leurs portefeuilles, ce qui va déclencher une nouvelle vague de rachats. Le FMI s’inquiète de la manière dont les gérants de fonds obligataires vont pouvoir faire face à cela lorsque leurs poches de liquidités, estimée à 7 % en moyenne, seront vides. Ce que l’on ignore, c’est si les fonds vulnérables vont être liquidés en bon ordre ou vont provoquer une panique et créer un effet de contagion sur l’ensemble du système financier. La réponse à cette question va déterminer la direction de la réglementation de la gestion d’actifs dans les années à venir, conclut l’article du FTfm.

 

MONDE

Avec le coronavirus, les investisseurs repensent les problématiques sociales

Financial Times Fund Management, 05/05/20

L’épidémie Covid-19 pousse les investisseurs à s’intéresser à la manière dont les entreprises traitent leurs employés, clients et fournisseurs comme jamais avant, analyse le Financial Times fund management. Les critères sociaux ont jusqu’ici été éclipsés par les sujets environnementaux et de gouvernance. « Maintenant, le S dans ESG vient sur le devant de la scène », estime Sébastien Thevoux-Chabuel, un gérant de Comgest. Eugenia Unanyants-Jackson, responsable mondiale de la recherche ESG d’Allianz Global Investors, pense que le coronavirus et son impact économique dévastateur font que les investisseurs vont de plus en plus poser des questions difficiles relatives aux avantages des salariés, comme la protection de santé et le soutien aux enfants. Coline Baines, chargé de l’engagement au sein de Friends Provident Foundation juge que les investisseurs devront aller au-delà des droits des employés et des fournisseurs. « Cela nécessite de l’action sur des sujets moins confortables comme l’évasion fiscale agressive et le travail décent plus généralement ».

 

ETATS-UNIS

Berkshire Hathaway s’est délesté de ses parts dans le secteur aérien américain

L’Agefi, 04/05/20

Warren Buffett a aussi déclaré près de 50 milliards de dollars de pertes trimestrielles. Berkshire Hathaway a vendu en avril la totalité de ses participations dans les quatre plus grandes compagnies aériennes américaines, a révélé son président Warren Buffett, lors de l’assemblée générale annuelle de sa holding. Il s’est défait de ses 11 % de parts dans Delta Air Lines, 10 % dans American Airlines, environ 10 % dans Southwest Airlines, et 9 % dans United Airline. En cause, la crise provoquée par la pandémie de coronavirus sur le transport aérien.

« Il s'avère que je me suis trompé », a reconnu Warren Buffett, qui répondait aux questions de ses actionnaires lors d’une AG en ligne, où il était accompagné seulement de Gregory Abel, chargé des opérations hors assurances. Entre le moment où la holding a acheté ses participations sur de nombreux mois et la revente, « le secteur du transport aérien a changé de manière très profonde ».

Cette révélation risque de peser encore sur des compagnies aériennes poussées au bord du précipice par la pandémie de Covid-19 qui a réduit à la portion congrue le trafic aérien. Le 21 avril, l'Association internationale du transport aérien (Iata) prévenait que le trafic des vols intérieurs avait diminué de 70 %, et que la reprise serait sans doute lente. (…)

 

EUROPE

Les lancements de fonds chutent en Europe

Financial News, 04/05/20

Les lancements de fonds de sociétés de gestion européennes ont chuté à un niveau jamais enregistré en 20 ans, rapporte Financial News, citant des données de Broadridge. 430 nouveaux fonds ont été lancés au premier trimestre 200, soit 25 % de moins que sur le dernier trimestre 2019 et 34 % de moins que sur la période correspondante de 2019.

 

SUISSE

Le suisse Falcon Private Bank étudie la fin de ses activités de banque privée

Newsmanagers, 30/04/20

Menacé de perdre sa licence bancaire, Falcon Private Bank envisage de céder ses activités de banque privée, ont appris plusieurs médias économiques suisses. La réflexion se poursuit actuellement entre la direction et l'actionnaire, le fonds souverain émirati Aabar Investments.

Ce lundi, Reuters avait appris que les employés de Falcon étaient en train de préparer la liquidation de la banque. La Finma pourrait retirer sa licence bancaire à l'établissement, qui a été impliqué dans le scandale de corruption 1MDB en 2016.

La société est présente à Zurich, Dubaï et au Luxembourg.

 

MONDE

Le coronavirus fait émerger plusieurs thèmes d’investissement

Plus, 28/04/20

Un article de Plus, le supplément hebdomadaire d’Il Sole 24 Ore, identifie les six tendances qui sont en train d’émerger de la crise du coronavirus. Le premier est la sécurité. La crainte d’autres pandémies fera augmenter la demande de sécurité dans tous les domaines (circulation des personnes, biens, informations et données) avec des retombées partout (production, transports, consommation, communication, digital). Selon Filippo Roma, responsable actions de Credit Suisse A.M., cela conduira à développer de nouveaux systèmes d’emballage, de traçage, de fourniture, d’approvisionnement…

Autre tendance de fond : le local. Un retour à la production en Europe se fera et on assistera à une plus grande production agricole locale qui, en raison de la faible main d’œuvre, fera appel à la robotique et à l’automatisation.

L’environnement sera aussi une exigence forte de l’après coronavirus. D’ailleurs Credit Suisse AM travaille au lancement d’un fonds qui va plus loin que la logique ESG et vise à investir dans ceux qui sont vraiment verts.  La « smart education » est une autre tendance de fond. La demande de e-learning et de formation en ligne va croître et avec elle de nouvelles plates-formes et développeurs de logiciels. La médecine digitale est aussi un thème d’avenir, avec de nombreux sous-secteurs. Vinay Thapar, gérant d’Alliance Bernstein, identifie trois domaines de croissance : le diagnostic, les thérapies à invasion réduite et la télésanté. Enfin, le dernier thème est l’économie du « rester chez soi », qui inclut les achats en ligne et le télétravail, et qui vont donner une impulsion aux systèmes de communication à distance et au commerce en ligne.