Revue de presse internationale 747

PAYS-BAS
Le régulateur néerlandais inflige une amende de 10.000€ à un ex-gestionnaire de fortune
Newsmanagers, 23/04/19

L’AFM, superviseur des marchés financiers néerlandais, a indiqué en date du 19 avril, avoir infligé une amende de 10.000 euros à un ancien gestionnaire de fortune qui travaillait pour De Waerdt Vermogensbeheer dans la localité de Ruremonde. Cette amende, prononcée le 28 décembre 2018, résulte d’une conduite non-éthique de ses affaires par la société De Waerdt entre mai 2016 et septembre 2017 et dont le gestionnaire de fortune était partiellement responsable. Les activités de De Waerdt et d’un autre gestionnaire d’actifs basé en Suisse - non nommé dans la décision de l’AFM - étaient « étroitement liées », générant des conflits d’intérêts. De Waerdt, dont la licence de gestionnaire d’actifs a été retirée le 5 décembre 2017, n’avait en outre pas respecté la réglementation en vigueur concernant le traitement des plaintes des clients et n’avait pas signalé d’incidents à l’AFM.


SUISSE
UBS perd la juriste en chef de la division global wealth management
finews.ch, 23/04/19

Maria Leistner, juriste en chef de la division global wealth management du groupe UBS, a, contre toute attente, quitté ses fonctions, a appris le site spécialisé finews. Un porte-parole du groupe suisse a confirmé l’information et indiqué que l’intéressée avait décidé de donner une nouvelle orientation à sa carrière. Dès le 6 mai, Michael Crowl prendra la succession de Maria Leistner. Il était jusqu’à présent juriste en chef pour la division wealth management Americas. A la différence de Maria Leistner, qui opérait de Zurich, Michael Crowl travaillera à partir de New York (…). 


SUISSE
Les rémunérations variables d'UBS et Credit Suisse sont trop élevées, selon Ethos
Awp, 23/04/19

Les rémunérations des dirigeants des deux grandes banques UBS et Credit Suisse sont à nouveau dans le collimateur de la fondation Ethos. Par rapport aux salaires fixes, les rémunérations variables sont trop élevées, estime Rudolf Rechsteiner, président de la fondation, à propos de Credit Suisse, dans une interview à Schweiz am Wochenende. Le cours de l’action Credit Suisse a reculé, les activités se sont révélées moyennement bonnes et les bailleurs de fonds ont perdu de l’argent. Pourtant, la direction a reçu au total 100 millions de francs pour une seule année. Ce sont des rapports de grandeur américains dont on prétend qu’ils doivent aussi avoir cours en Suisse, selon le président.
Il reproche aussi le peu d’empressement des deux grandes banques à se responsabiliser pour les risques. UBS s’est vu infliger une amende de 4,5 milliards d’euros et n’a provisionné que 500 millions pour cela. Certes, le jugement n’est pas définitif, mais le risque est bel et bien présent, a critiqué Rudolf Rechsteiner. La menace d’une charge conséquente pèse sur la banque, mais à la direction on se plaît à dire « c’était avant l’exercice précédent, pas durant ma fonction ». Le patron d’Ethos souligne que la question climatique jouera un rôle important dans l’évaluation des entreprises. Le changement climatique met en danger la durabilité de la valeur des placements de tous les investisseurs et va devenir une question existentielle, y compris pour les caisses de pension, selon lui. Les entreprises devront faire face à une série de « coûts climatiques ». La perte de valeur boursière des entreprises qui dépendent fortement des énergies fossiles pourrait aussi devenir une charge pour les investisseurs, selon le président d’Ethos.