Revue de presse internationale 743

GRANDE BRETAGNE
Recherche : La FCA juge que MIFID2 a eu un "impact positif"

Financial Times (FT),  27/02/19

La FCA britannique a vu jusqu’à présent un « impact positif » de la mise en place des règles MIFID 2 concernant la recherche financière. Lors d’un discours rapporté par le Financial Times, Andrew Bailey, directeur général de la FCA a déclaré que les investisseurs en actions au Royaume-Uni ont économisé l’an dernier plus de 180 millions de livres grâce aux changements sur la façon dont les asset managers paient pour la recherche. Il a ajouté que le marché pour donner un prix à la recherche des analystes était toujours en pleine évolution, mais que la hausse de la concurrence et des prix plus transparents ont créé « des gagnants et des perdants ». Le FT note que ce discours intervient alors que les fournisseurs les plus petits estiment avoir été dupés par la nouvelle réglementation introduite en janvier 2018. Andrew Bailey a reconnu toutefois que les prix étaient « bien plus bas » que ce qu’il avait anticipé.


ALLEMAGNE
Rothschild veut renforcer sa gestion de fortune en Allemagne

Bloomberg, 25/02/19

Rothschild veut continuer à renforcer ses activités de gestion de fortune en Allemagne. Après avoir porté les effectifs de l’équipe dédiée à une quarantaine de personnes durant l’année 2018, Rothschild va continuer d’embaucher cette année, a indiqué à Bloomberg Reinhard Krafft, qui dirige la division Private Wealth en Allemagne chez Rothschild & Co. Au cours des cinq dernières années, le montant des actifs sous gestion a été multiplié par quatre, selon une présentation de Rothschild. Les encours sont « nettement supérieurs à 3 milliards d’euros », a indiqué sans plus de précisions Reinhard Krafft. A côté de la division Corporate Finance Beratung (conseil en fusions/acquisitions), la gestion de fortune, avec des bureaux à Francfort et Düsseldorf, pourrait ainsi constituer un second pilier de l’activité de Rothschild sur le sol allemand. « Nous avons commencé avec une petite équipe (ndlr : en 2003). Nous voulons désormais également dans cette activité augmenter de taille en Allemagne », a souligné Reinhard Krafft qui précise s’intéresser en priorité aux entreprises familiales qui investissent 5 millions d’euros ou plus. Rothschild, qui compte déjà plusieurs centaines de clients en gestion de fortune, compte se différencier de la concurrence en offrant notamment un accès à des investissements dans le private equity avec la famille Rothschild comme co-investisseur.


LUXEMBOURG
Les victimes de Madoff accusent le Luxembourg d’inaction
Financial Times Fund Management, 25/02/19

Les investisseurs d’un fonds basé au Luxembourg ayant investi plus de 90 % de ses actifs dans la fraude de Bernard Madoff accusent le régulateur financier du Grand-Duché d’incompétence après que ce dernier affirme ne pas être obligé d’appliquer ses propres règles concernant le dédommagement d’investisseurs, rapporte le Financial Times fund management. Le fonds Luxalpha de 1,4 milliard de dollars était l’un des principaux fonds en Europe à avoir confié de l’argent à Madoff, mais les investisseurs du véhicule n’ont jamais été dédommagés. Les investisseurs ont à plusieurs reprises demandé au régulateur, la Commission de Surveillance du Secteur Financier, de faire preuve de fermeté contre l’entité luxembourgeoise d’UBS concernant son rôle dans la gestion de Luxalpha. La banque suisse était la société de gestion et le conservateur du fonds. Dans une circulaire sur la protection des investisseurs, la CSSF établit que les investisseurs ont le droit d’obtenir des dommages et intérêts s’il est prouvé que les règles d’investissement du fonds ont été enfreintes et si la valeur liquidative a été calculée de manière incorrecte. Ce qui est le cas pour Luxalpha. La CSSF a en privé indiqué aux investisseurs qu’elle n’obligera pas UBS à payer parce qu’elle n’est pas obligée de faire appliquer la règle de dédommagement. Dans des documents légaux vus par le FTfm, la CSSF précise que les gérants ayant enfreint les règles peuvent dédommager les investisseurs sur une base volontaire.


ETATS-UNIS
L'investissement durable a le vent en poupe aux Etats-Unis
Newsmanagers, 25/02/19


Les gestionnaires américains sont de plus en plus nombreux à se mettre à l’investissement durable. Selon un sondage réalisé par le Morgan Stanley Institute for Sustainable Investing et l’agence Bloomberg, 75 % des participants indiquent que leur société a adopté l’investissement durable, contre 65 % en 2016. « Le sondage montre que les stratégies d’investissement durable sont désormais un impératif stratégique », a commenté Matthew Slovik, responsable de la finance durable au niveau mondial chez Morgan Stanley, cité dans un communiqué. Les participants évoquent plusieurs raisons à cet engouement pour l’investissement responsable, entre autres une stabilité plus grande des investissements, une satisfaction client élevée, la popularité grandissante des produits et la possibilité de rendements financiers élevés. Cela dit, presque la totalité des gestionnaires soulignent la nécessité d’une expertise accrue, de données de meilleure qualité et d’un reporting d’impact pour renforcer l’empreinte et la pérennité de l’approche durable.


ETATS-UNIS
La gestion active reprend des couleurs outre-Atlantique en début d'année
Newsmanagers,  22/02/19

Pour la première fois depuis cinq ans, les fonds d’actions américaines gérés activement ont fait mieux que leurs concurrents passifs. Selon des données communiquées par Morningstar, les fonds actifs spécialisés sur les actions américaines ont terminé le mois de janvier à l’équilibre alors que les fonds dédiés aux actions américaines ont bouclé le mois sur des sorties nettes de 3,8 milliards de dollars. Les flux de long terme ont terminé le mois de janvier dans le vert avec des entrées nettes de 39 milliards de dollars alors que le mois de décembre s’était terminé sur des sorties nettes de 83 milliards de dollars. Cela dit, les mois de janvier des deux années précédentes avaient fait beaucoup mieux, avec des entrées nettes de 132 milliards de dollars en 2018 et 63 milliards de dollars en 2017. Vanguard a dominé ce début d’année avec des entrées nettes de 19,7 milliards de dollars en janvier, avec notamment une collecte de près de 7 milliards de dollars pour le fonds Vanguard Total Bond Market II Index. En revanche, iShares a déçu avec des souscriptions nettes de seulement 400 millions de dollars, les plus faibles depuis juin 2018.


ITALIE
L’Italie enquête autour de la vente de diamants dans des agences bancaires
Il Sole - 24 Ore, 21/02/19 à 07h49

Une enquête sur une fraude aux diamants vise plusieurs dirigeants de banque en Italie, rapporte Il Sole – 24 Ore. Les noms de Maurizio Zancanaro, administrateur délégué de Banca Aletti, et de Maurizio Faroni, directeur général de Banco BPM, figurent parmi les personnes faisant l’objet de l’investigation, en plus de plusieurs fonctionnaires et directeurs de filiales de banques. Cette fraude concerne la vente de diamants dans les agences bancaires. Au cours d’une audition, un directeur de filiale de Banco BPM explique : « la filiale percevait une commission d’environ 15 % de la contre-valeur acquise par le client. Cette forme d’investissement a été monnaie courante lorsque les rendements des autres étaient plutôt bas, autour de 1-2 % ». Un autre directeur de filiale, d’UniCredit, indique qu’avec l’investissement dans les diamants, la banque avait un rendement de 18 %, bien plus important par rapport aux autres produits comme les obligations bancaires italiennes et étrangères. Le parquet de Milan enquête
sur BancoBPM, Intesa Sanpaolo, UniCredit, Monte Dei Paschi, et sur deux courtiers en diamants.


SUISSE
Tim Haywood conteste son licenciement
Financial Times (FT), 22/02/19

GAM a annoncé avoir licencié Tim Haywood pour « faute grave » à l’occasion de la publication de ses résultats. Dans un e-mail au Financial Times, l’ancien gérant star se défend, estimant avoir été traité injustement. « On fait de moi le bouc émissaire dans cette histoire et j’ai l’intention de faire appel de cette décision qui a été jugée d’avance depuis l’annonce de ma suspension », écrit Tim Haywood. « Je conteste la plupart des résultats, tout en notant que la majorité des allégations ont été abandonnées. La procédure relative aux ressources humaines dans son ensemble a été injuste dans son application, n’a pas su résoudre les conflits d’intérêts, a laissé des erreurs non corrigées dans mon évaluation et est discriminatoire par nature ». Le licenciement de Tim Haywood est intervenu après une enquête interne sur sa conduite lancée en novembre 2017. Selon des sources proches du dossier, l’enquête a suivi des inquiétudes concernant certains des investissements obligataires effectués par le gérant, qui supervisait les fonds absolute return bond funds (ARBF).