Placements financiers: la qualité du conseil mise en cause

Avertissement sans frais de la part de l’AMF, qui rappelle les priorités à suivre pour les conseillers financiers à l’heure où les régulateurs de la banque et de l’assurance se montrent plus vigilants sur l’appréciation du devoir de conseil.

Dans sa dernière lettre, à lire ici, le superviseur rappelle que «les questions posées et les informations données dans les agences bancaires, lorsque le client sollicite un bilan de ses placements, sont généralement insuffisantes».

L’AMF a évalué en septembre 2016 la qualité des entretiens menés auprès de 39 clients de 11 banques. Il s’agit de personnes ayant de 40 à 50 ans et disposant d’une épargne déjà constituée d’un montant compris entre 50.000 et 150.000 euros. 

Il se trouve que «la qualité du questionnement des clients ne s’est pas révélée supérieure à celle qui est constatée lors de rendez-vous de prospects».

«Le conseiller n’est pas dans une démarche proactive vis-à-vis de son client: on note, par exemple, que les informations ne sont pas suffisamment mises à jour.»

«Cette étude révèle également une insuffisance dans la présentation des produits et des frais (ils sont communiqués dans moins d’une proposition d’assurance vie ou d’un PEA sur deux)

Le niveau de compétences techniques des conseillers doit être amélioré, selon l’AMF.

Un rappel à l’ordre d’autant plus bienvenu de la part du régulateur que les obligations sur le terrain du devoir de conseil sont renforcées par le paquet réglementaire MIF II – DDA/IDD à appliquer dès les premiers mois de 2018.

Faire un point sur l’état de ces projets et leur incidence pour les conseillers ici.