NFT : Le premier SMS de l’histoire vendu 107.000 euros

L’opérateur Vodafone qui l’a mis en ligne reversera l’intégralité des gains à l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.
Premier SMS de l'histoire, envoyé par Neil Papworth. Source : Twitter Vodafone

«Joyeux Noël». Non, il n’est pas encore temps d’échanger nos cadeaux ou de se prendre dans les bras. Mais ce sont par ces mots que Neil Papworth est entré dans l’histoire. Le jeudi 3 décembre 1992, ce programmeur a envoyé à 18h09, depuis son ordinateur, le tout premier SMS, à son ami Richard Jarvis, employé de l’opérateur Vodafone. Un simple « Merry Christmas » qui fera date…et qui gagnera de la valeur ! Vodafone a vendu le SMS historique mardi 21 décembre sous forme de NFT (Non fungible token, jeton non fongible).

Les 14 caractères sont finalement partis pour 107.000 euros. C’est la maison d’enchères Aguttes qui en a assuré la vente. Comme d'autres de ses concurrentes, elle semble vouloir surfer sur la vague des NFT.
Si plus rien ne semble arrêter la folie des NFT, le bon sens semble reprendre un peu la main. Vodafone s’est engagé à reverser l’intégralité des gains à HCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés (moins les honoraires d’Aguttes tout de même).

Les NFTs pour les Nuls

Les non-fungible tokens (ou «jetons non fongibles» en français) sont des actifs numériques authentifiés grâce à la technologie blockchain. Ils permettent ainsi d’acquérir un titre de propriété sur des vidéos, des mèmes ou bien des gifs. Ce qui pouvait être regardé comme une lubie d’internautes un peu particuliers est en passe de se transformer en tendance artistique. Les NFTs sont nés en 2017 grâce aux CryptoPunks, des œuvres d’art numériques de 24x24 pixels, générées de manière algorithmique. Achetés bon marché à l’époque, certains valent désormais cher, à l’image du «CyberPunk fumeur de pipe», vendu 7,56 millions de dollars en mars dernier. Le même mois, le fondateur de Twitter, Jack Dorsey vendait son premier tweet 2,9 millions de dollars. Son message ? «Je crée mon compte Twttr».