Natixis IM lance une offre de suivi des actifs

La plateforme Asset Studio brasse large et vise les CGP, les banques privées et les investisseurs institutionnels.

Natixis IM lance une plateforme digitale centralisée pour le suivi des classes d’actifs « vanilles » comme structurés. Asset Studio  embarque les apports de sept fintechs dans sa solution qui propose de construire des portefeuilles ou stratégies et de les suivre dans le temps. Des indicateurs de performances et de risques peuvent être modélisés grâce à des moteurs de projection et de diffusion des portefeuilles. La plateforme donne accès à une bibliothèque étendue de fonds - une centaine de milliers - pour en comparer les performances et les passer au crible des indicateurs selon plusieurs scénarios de marché. Stratégies de couverture, reporting ESG, visualisation facilitée des indicateurs financiers clés pour les clients, optimisation des portefeuilles en fonction du ratio de financement… Les fonctionnalités connexes attendues sont présentes.

Côté technique, Asset Studio est basé sur un cloud propriétaire de Natixis pour garantir sa sécurité. « La plateforme n’a pas vocation à remplacer les systèmes d’information des clients car tout est dans le cloud et l’ergonomie intuitive permet la différenciation », explique Oumar Diawara, directeur structuration et technologie de Natixis IM Solutions.

A chaque métier ses fonctionnalités

La vraie spécificité d’Asset Studio, c’est la multiplicité des publics auxquels elle s’adresse : investisseurs institutionnels, Conseillers en gestion de patrimoine (CGP) ou banquiers privés. Chacun se voit proposer des fonctionnalités différentes : « Le CGP a accès à notre solution en marque blanche, détaille Aziz Diallo, directeur adjoint structuration et technologie de Natixis IM Solutions. Il peut faire des simulations et proposer des portefeuilles personnalisés à son client ou utiliser nos portefeuilles modèles. » Les institutionnels eux, lorgneront sur les capacités de modélisation des produits complexes et celles de stratégies de couverture multi-actifs. Les intermédiaires pourront proposer à leurs clients l’accès aux fonctionnalités de reporting digital financier, ESG et climat. L’agencement et la compilation de ces données peuvent être adaptés en fonction des attentes finales et des contraintes clients. Ils seront implémentés en fonction des méthodologies et processus propres à l’investisseur : la mesure de l’impact carbone peut par exemple se faire selon une trajectoire « 2 degrés » du portefeuille.

« Grâce à cette démarche, on peut s’adapter aux convictions des clients plutôt que de leur imposer une approche ESG spécifique, précise Aziz Diallo. C’est un point clé quand différentes approches et convictions coexistent. »

La donnée extra-financière, moins mature, peut être « nettoyée » grâce à la fintech Weefin qui se charge de l’agrégation : en industrialisant cet aspect, elle permet de croiser plusieurs sources de données pour ne pas se fier qu’à un seul fournisseur.

Petit bémol : Asset Studio n’a pas, comme d’autres plateformes, de vision du passif client et ne peut donc pas être utilisé à des fins d’ingénierie patrimoniale. Ce qui n’empêche pas Natixis IM de voir déjà loin pour son produit. Après avoir testé Asset Studio sur ses clients, elle va diffuser son produit sur le marché européen et escompte s’installer dans un second temps au niveau mondial.

Les fintechs embarquées dans Asset Studio :

- NeoXam : reporting ESG et climat
- Weefin : agrégation de données ESG
- Heavenize : pilotage de la gestion financière
- Alpima : construction des stratégies et des portefeuilles
- Lexifi : management des produits complexes
- EnvestBoard : analyse des fonds
- AuthO : authentification et sécurité