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Montpensier Finance

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Trois événements ont marqué l’été : la bonne tenue des indicateurs économiques, les tensions géopolitiques et de politique interne américaine, et la poursuite de la tendance baissière du dollar (au plus bas depuis janvier 2015). Au total, cela a provoqué une légère baisse de l’indice EuroStoxx et une baisse en euro des actions internationales.

Plusieurs facteurs militent pour une remontée des expositions actions : la croissance économique mondiale reste solide, l’inflation est faible, les taux réels sont à leurs plus bas et la normalisation des politiques monétaires devrait être très progressive. Toutefois, compte tenu des niveaux de valorisations relativement élevés, des tensions géopolitiques et des interrogations quant à la poursuite de la croissance chinoise, l’exposition actions de nos portefeuilles est restée proche de la neutralité.

La méthode d’analyse économique et de marché de Montpensier Finance, MMS (Montpensier Market Scan) s’appuie sur 4 piliers.

Pilier 1 : Le momentum économique

Notre indicateur note les pays de 0 à 1 en fonction d’un certain nombre de statistiques économiques (PIB, PMI, production industrielle, indicateurs de confiance…). A ce stade, l’indicateur de momentum économique Monde se situe à 0,78. Les indicateurs pour la zone euro et le Japon sont actuellement proche des plus hauts historiques à 0,84 et 0,83. Ils sont à 0,78 pour les Etats-Unis et à 0.73 pour la Chine. Même les indicateurs de l’Inde et la Grande-Bretagne sont repassés au-dessus du pivot, soit respectivement 0,51 et 0,54.

Pilier 2 : L’analyse des dynamiques monétaires

A ce jour, les politiques monétaires restent accommodantes, mais les normalisations monétaires en zone euro et aux Etats-Unis ont été annoncées. Le Federal Open Market Comittee (FOMC) a d’ailleurs indiqué le début de la réduction de la taille du bilan de la Fed à compter du mois d’octobre et une nouvelle hausse de taux d’ici la fin de l’année. Du côté de la Banque centrale européenne, Mario Draghi précisera les ajustements à apporter au Quantitative Easing (QE) lors de la prochaine réunion du 26 octobre, mais la faiblesse du dollar vis-à-vis de l’euro pourrait compliquer la tâche.

Pilier 3 : Les valorisations des marchés actions

Les valorisations des actions sont plutôt élevées, mais des écarts de valorisation entre les différentes régions et secteurs peuvent offrir des opportunités. Les actions américaines demeurent les plus chères à 17,7 fois les résultats attendus pour les douze prochains mois. Les actions japonaises offrent également des valorisations relativement intéressantes. En zone euro, le ration cours/bénéfice (PER) 12 mois prospectif de l’EuroStoxx est de 14.5 fois, proche de sa moyenne historique. Toutefois, compte tenu de la faiblesse des taux, le différentiel de rendement entre les actions et les obligations souveraines allemandes 10 ans est à un niveau historiquement attractif pour les actions de la zone euro. De plus, le momentum de révision des analystes est orienté légèrement à la hausse ; attention toutefois à ce que la hausse de l’euro ne remette pas en cause ce constat.

Pilier 4 : La dynamique des marchés

En termes de saisonnalité, la période de septembre à mi-octobre est souvent très volatile. Mais elle est généralement suivie d’une période plus favorable. Enfin, les flux internationaux sont de retour, les actions européennes ont en effet aligné plusieurs semaines consécutives de collecte.

En conclusion, la situation économique et monétaire semble plus favorable aux actions qu’aux obligations. Mais compte tenu des niveaux de valorisations et de la montée du risque politique lié à la Corée du Nord, nous sommes raisonnablement surpondérés actions, tout en conservant des stratégies de couvertures. Nous surpondérons les actions européennes car le momentum économique et les valorisations y sont les plus favorables. Nous sous-pondérons les actions américaines dont les valorisations sont les plus chères, et restons positifs à l’égard du Japon. Au sein de la poche obligataire, nous accentuons pour plus de diversification en favorisant les stratégies de portage comme les obligations émergentes et les obligations financières. Nous apprécions également les obligations convertibles, dont la convexité permet d’optimiser le rendement de la poche obligataire.