Produits structurés

L’intérêt programmé

Le courtier Hedios Patrimoine lance un mandat d’arbitrage sur les produits structurés
Une solution destinée à servir d’alternative à la baisse des rendements des fonds euros
DR, Julien Vautel, président, Hedios

Un épargnant qui veut diversifier son assurance vie peut activer les options d’arbitrage automatique intégrées dans son contrat. L’investissement progressif est l’option la plus simple pour augmenter le nombre d’unités de comptes dans un portefeuille majoritairement investi sur le fonds en euros tout en lissant leur prix d’achat. Le courtier Hedios Patrimoine s’est inspiré de cette mécanique pour proposer un mandat qui investit non pas sur des unités de compte au sens classique mais sur des produits structurés.

Gérer les réinvestissements.

Dans le contexte actuel, où de nombreux assureurs cherchent  à limiter l’accès au fonds en euros (L’Agefi Actifs n°694, p. 8) le mandat proposé par Hedios peut constituer un investissement alternatif pour aller capter du rendement. « Nous avons voulu proposer une solution souple : le mandat est gratuit et révocable à tout moment. Nous accompagnons le souscripteur dans la constitution de son portefeuille de produits structurés selon son profil de risque, mais également dans la phase de remboursement des coupons et de leur réinvestissement sur d’autres produits structurés. Non seulement le client lisse ses points d’entrée sur le marché en moyennant son niveau de prix d’acquisition, mais il ne rate aucune fenêtre de tir lorsqu’il souhaite réinvestir », explique Julien Vautel, président de Hedios.

Un lancement tous les mois.

Le courtier s’appuie sur son expérience développée depuis le lancement de ses premiers produits structurés en 2009. Désormais réunis sous l’appellation de « Gammes H », les produits conçus par Hedios sont tous des fonds bénéficiant d’un mécanisme de remboursement anticipé à chaque date anniversaire. Ce que les gérants appellent un « auto-call ». Le courtier a lancé près d’une cinquantaine de produits depuis 2009, il en propose désormais un par mois. « Chaque lancement de produits vise un équilibre en fonction des supports Gammes H émis précédemment, de manière à ce que l’épargnant puisse se constituer un portefeuille diversifié en cinq ou six mois alors qu’il lui faudrait au moins deux ans dans un circuit traditionnel », analyse Julien Vautel.  Tous les produits Gammes H ne sont pas forcément éligibles au mandat, seuls les produits conçus dans une optique d’épargne long terme sont retenus. Le souscripteur doit pouvoir bénéficier d’une protection à la baisse d’au minimum 30 %. Une équipe de vingt personnes chez Hedios  travaille sur la conception et le suivi de la gamme. Hedios passe ensuite des appels d’offres auprès des banques pour la réalisation du produit.

Des frais au plancher.

Cette conception en interne des fonds permet au courtier d’être compétitif sur les frais pris. En moyenne, les frais internes sur des fonds classiques sont de l’ordre de 2,20 %, auxquels il faut rajouter les frais de gestion du contrat d’assurance vie. Hedios ne prend que 1 % de frais internes et son contrat Hedios Life 0,60 % de frais de gestion. « Ces frais sont déjà inclus dans la formule de remboursement et ne viennent pas diminuer l’objectif de rémunération proposé par chaque placement Gammes H », précise Julien Vautel. Depuis 2009 près de 22 fonds ont été remboursés avec des rémunérations brutes annuelles oscillant entre 6,20 % et 15 %. Un track-record plutôt bon, qui s’appuie notamment sur le fait que ces fonds sont conçus sur des indices de référence et non des paniers de valeurs, comme souvent dans les produits structurés traditionnels. Autre point de différenciation : les fonds Gammes H ont une durée de vie maximum de 10 ans alors que la majorité des produits structurés sont construit sur des durées plus courtes. « La durée de 10 ans permet potentiellement d’absorber un mauvais cycle boursier et donne plus d’efficacité à la barrière de protection intégrée dans le support », indique Julien Vautel.

Accroître la collecte.

Le ticket d’entrée minimum pour accéder au mandat est de 20.000 euros. Actuellement, près d’un quart des clients de Hedios sont investi sur les Gammes H. L’objectif du courtier est de convaincre le reste des clients de son portefeuille d’investir au travers du mandat. En termes de collecte, le courtier s’est fixé un chiffre de 100 millions d’euros auprès de 2.000 souscripteurs d’ici à 2019. Hedios Patrimoine n’exclut pas d’ouvrir sa gamme à des partenariats extérieurs. Pour l’instant, seuls quelques conseillers en gestion de patrimoine vendent certains produits Gammes H par le biais de la plate-forme Vie Plus, filiale de Suravenir, également assureur du contrat Hedios Life. Une façon pour le courtier de faire connaître son savoir-faire sur les produits structurés et d’améliorer son volume de collecte ainsi que son pouvoir de négociation auprès des banques qui finalisent ses produits.