Nicolas Simon, directeur général d'Amundi Immobilier

Les SCPI et les OPCI sont aujourd’hui complémentaires

DR, Directeur général, Amundi Immobilier

L’Agefi Actifs. - En 2013, vous avez collecté des montants comparables sur les SCPI et sur votre OPCI. A quel type de clientèle destinez-vous ces deux véhicules ?

Nicolas Simon. - Aujourd’hui, OPCI et SCPI sont devenus deux véhicules complémentaires. Nous avons ainsi collecté, auprès de notre clientèle d’investisseurs particuliers, environ 500 millions d’euros avec ces deux produits sur le milliard d’euros de collecte totale du groupe en immobilier. Les SCPI sont destinées à des clientèles haut de gamme, patrimoniales et de banques privées, qui peuvent investir de 30.000 à 50.000 euros. Ce sont des produits de revenu foncier avec effet de levier. Un client peut en effet acheter une SCPI à crédit et emprunter à 2,5 % par an – s’il est un très bon client de sa banque – pour investir sur une SCPI qui lui rapporte 5 % par an. Il dispose par ailleurs de la possibilité de déduire fiscalement ses intérêts d’emprunt. L’OPCI, est, quant à lui, destiné à une clientèle plus large, prête à investir des montants compris entre 10.000 et 15.000 euros, souvent dans le cadre de l’assurance vie. Il y a aujourd’hui une convergence d’intérêts sur ces produits. Les assureurs disposent, avec les OPCI, d’un relais aux fonds en euros dont le rendement ne cesse de baisser et les investisseurs veulent pouvoir disposer des avantages de l’immobilier et diversifier leurs portefeuilles dans un cadre fiscal avantageux.

Hormis les contraintes spécifiques aux produits, quelles sont, pour vous, les grandes différences de gestion entre SCPI et OPCI ?

- Nous avons fait le choix, pour les SCPI, de limiter notre diversification à la France, alors que dans notre OPCI la diversification est internationale. Et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, il n’est pas toujours possible, à l’étranger, de bénéficier de la déductibilité des intérêts d’emprunt – lorsque les financements proviennent de l’étranger –, ce qui est dommageable pour les SCPI. Ensuite, si les investissements à l’étranger peuvent être intéressants, ils sont souvent réalisés à l’aide de montages qui demandent une flexibilité dans la gestion dont ne bénéficient pas les SCPI. L’OPCI peut, par exemple, co-investir à l’étranger à l’aide de sociétés locales dans des projets de grande taille qui restent inaccessibles à des SCPI.

 

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