Les plaintes se sont multipliées sur les placements atypiques relève l'AMF

Les placements sur des diamants ou terres rares ont fait l'objet de nombreuses plaintes l'an dernier, dévoile le rapport annuel du médiateur de l'AMF.

Les plaintes concernant des placements atypiques se sont multipliées l'an dernier, relève le rapport annuel du médiateur de l'AMF, publié mardi 25 avril. Dans ce rapport, l'AMF fait état d'un déplacement progressif des tentatives d'escroqueries du Forex et des options binaires vers des placements plus "exotiques", à l'image des diamants ou des terres rares.

La raison vient principalement de l'écrasement des taux d'intérêts et du soi-disant attrait des valeurs refuges pour les investisseurs. "Ces prétendues opportunités rassurent par l’aspect tangible du bien dans lequel investir (terres rares, diamants, vin, etc.) tout en mettant en avant les rendements élevés, souvent en arguant de la rareté du produit ou en faisant croire que sa demande explose", explique le rapport.

Les plaintes sur ces produits sont ainsi passées de 3 en 2015, à 22 en 2016. "La mécanique est encore plus cynique, car le client est incité à payer pour un bien qu’il ne verra jamais et dont il ne peut être certain qu’il existe. Dans l’hypothèse où il parviendrait tout de même à le récupérer, l’épargnant se rend compte qu’il l’a acheté à un prix totalement surévalué et que, du fait de sa spécificité, il sera impossible à revendre", détaille le médiateur. "La seule solution pour s’en prémunir est de fuir les sites internet proposant du Forex et des options binaires et de se rappeler qu’il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé."

Dans son rapport, le médiateur de l'AMF explique plus généralement que le nombre de dossiers globaux traités et clôturés en 2016 a atteint un record avc 1.515 dossiers (1.501 dossiers ont été reçus en 2016). Le médiateur indique donc que pour la première fois depuis quatre ans, le stock de dossiers au 31 décembre 2016 décroît à 337 dossiers contre 351 au 31 décembre 2015. Les saisines ont toutefois été multipliées par deux depuis 2012.