Les investisseurs se détournent des fonds émergents

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Selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch, les fonds investis sur les marchés émergents ont subi au total des sorties nettes de 3,7 milliards de dollars, les plus élevées depuis décembre 2016,

Coup de froid sur les marchés émergents. La vigueur du dollar, la hausse des taux d'intérêt américains, des élections déstabilisantes et la remontée des prix pétroliers ont mis à mal les certitudes des investisseurs sur les marchés émergents. Durant la semaine au 9 mai, les fonds investis sur les marchés émergents ont subi au total des sorties nettes de 3,7 milliards de dollars, les plus élevées depuis décembre 2016, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch. Dans le détail, les fonds spécialisés sur les actions émergentes affichent des rachats de 1,6 milliard de dollars, les fonds dédiés à l'obligataire émergent des sorties nettes de 2,1 milliards de dollars.

La hausse des prix de l'énergie a aussi pesé sur les flux dans les fonds d'actions européennes et japonaises. Les fonds d'actions européennes ont ainsi enregistré une neuvième semaine consécutive de sorties nettes, à hauteur de 2 milliards de dollars, selon Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Plus modestes, les sorties nettes du côté des fonds d'actions japonaises se sont inscrites à 0,4 milliard de dollars. Parallèlement, les fonds d'actions américaines ont enregistré des entrées nettes modérées de 4,8 milliards de dollars. Au total, les fonds actions ont attiré seulement 3,6 milliards de dollars.

Côté obligataire, la semaine écoulée se solde par des sorties nettes limitées de 1,2 milliard de dollars. Les fonds d'obligations à haut rendement, plutôt recherchées dans le passé récent, ont subi des rachats de 1,5 milliard de dollars alors que la classe d'actif affiche encore des fondamentaux solides, entre autres un taux de défaut autour de 3% contre une moyenne historique de 5,6%, des bénéfices solides qui facilitent le service de la dette ou encore la hausse des prix du pétrole qui donne un coup de pouce au secteur des schistes bitumineux.