Les investisseurs hésitent encore à revenir sur les actifs risqués

Les fonds obligataires ont ainsi attiré 11,4 milliards de dollars sur la semaine au 4 septembre, tandis que les fonds actions ont décollecté 8,4 milliards.

Par NewsManagers. Une profession de foi. Dans sa dernière étude hebdomadaire, Bank of America Merrill Lynch se veut résolument optimiste. "Be Bullish", ont titré les analystes de la banque américaine qui observent que l'indicateur "Bull & Bear" se replie cette semaine à 0,6% contre 1,3% la semaine précédente. L'indicateur de BofA Merrill Lynch affiche ainsi un niveau jamais vu depuis mars 2016.  Un signal d'achat que devraient favoriser les politiques de stimulation, de plus en plus budgétaire, un peu partout dans le monde. La Chine pourrait notamment accroître ses dépenses en infrastructures de 7% à 9% et en Europe, l'Allemagne, qui est bord de la récession si elle n'y est pas déjà, est prête à injecter jusqu'à 50 milliards d'euros.

En attendant, les inquiétudes persistantes d'une récession mondiale provoquée par les tensions commerciales restent vivaces et les flux du 29 août au 4 septembre sont globalement dans la lignée des semaines précédentes, les investisseurs ne semblant pas du tout préoccupés par l'hypothèse d'un choc lié à la bulle obligataire. Les fonds obligataires ont ainsi attiré 11,4 milliards de dollars, indique l'étude qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Sans surprise, les fonds d'obligations en catégorie d'investissement ("IG") ont attiré près de 8 milliards de dollars, enregistrant ainsi une 33ème semaine de flux positifs.  Les fonds d'obligations gouvernementales ont engrangé pour leur part 3,5 milliards de dollars. Les fonds dédiés aux obligations high yield affichent des sorties contenues (0,3 milliard de dollars) tandis que les fonds de dette émergente sont dans le vert pour une vingtaine de millions.

Côté actions, la semaine s'est soldée par des sorties nettes de 8,4 milliards de dollars, toutes géographies confondues, dont 4,1 milliards sur les ETF et 4,3 milliards de dollars sur les organismes de placements collectifs. L'Europe continue de répéter le schéma des semaines précédentes, avec des sorties nettes de 0,4 milliard de dollars. Un montant certes négatif mais beaucoup plus modeste que précédemment.  Les fonds spécialisés sur les actions américaines affichent également des sorties modérées de 2,6 milliards de dollars. En revanche, les fonds d'actions émergentes subissent des dégagements de près de 4 milliards de dollars.