Assurance vie

Les Comptoirs du Patrimoine double son offre

Le courtier est un partenaire historique de l’Afer
Il propose depuis peu un nouveau contrat conçu avec Generali
Olivier Cohen, fondateur des Comptoirs du Patrimoine

Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, comme l’indique un adage populaire. Le courtier en assurance vie « Les Comptoirs du Patrimoine » a fait sienne cette maxime. Créé en 2005, ce cabinet est historiquement un correspondant de l’Afer qui diffusait jusqu’à présent le contrat de l’association d’épargnants. Le courtier propose depuis peu un second contrat avec l’assureur Generali.

Le souci de diversifier.

En douze ans d’existence, le courtier s’est constitué une clientèle de 23.000 adhérents et un encours de plus de 2 milliards d’euros. « Nous avons voulu nous préparer au changement réglementaire apporté par la directive sur la Distribution d’assurance et gagner en autonomie par rapport à notre partenaire historique. Si le contrat Afer reste une référence en matière d’épargne, il ne convenait pas à toutes les problématiques rencontrées par nos clients. Ces derniers nous ont fait part de leur volonté de diversifier leur épargne sur un autre contrat », précise Olivier Cohen, fondateur des Comptoirs du Patrimoine.

« Notre statut de correspondant Afer nous donne la possibilité de nous diversifier. L’association n’y a vu aucun inconvénient. Il faut dire que nous entretenons de bonnes relations avec l’assureur Aviva, que nous faisons intervenir régulièrement dans les réunions d’information à destination de nos adhérents et prospects », continue-t-il.

Un contrat multigestionnaire.

Le contrat proposé avec e-cie Vie, la filiale de Generali Vie dédiée au développement de l’assurance vie sur internet, est baptisé « Réplique ». En termes de frais, il est calqué sur les standards des contrats en ligne : ticket d’entrée accessible, pas de frais sur versements et gratuité des arbitrages. L’offre financière est également plus abondante que celle existant sur le contrat Afer. Réplique propose plus de 155 unités de compte (UC) alors que le multisupport Afer en compte moins d’une quinzaine. « Il s’agissait d’un point essentiel dans l’élaboration du cahier des charges avec Generali. Il nous fallait un contrat largement ouvert à la multigestion », indique Olivier Cohen.

On retrouve par ailleurs des gérants reconnus parmi les fonds proposés (Sycomore AM, Fidelity, Carmignac) et le contrat dispose de deux fonds en euros, Eurossima et Netissima.

En termes de clientèle, si le courtier espère toucher avec sa nouvelle offre la cible des « digital natives » à l’instar d’autres acteurs comme Vie Plus (L’Agefi Actifs n°699, p. 34), il vise surtout sa clientèle existante en portefeuille.

L’accès à une allocation conseillée.

Le courtier a passé un partenariat avec Quantalys, une société d’analyse de fonds, afin de proposer des portefeuilles modèles en fonction des objectifs du souscripteur. Réplique en propose cinq qui vont du plus prudent (30 % d’UC et 70 % de fonds en euros) au plus offensif (85 %-15 %). « Dans le cas où le souscripteur opte pour la gestion libre, nous avons mis en place une alerte qui permet de contrôler l’adéquation des choix d’allocation du client avec son profil de risque. Lorsqu’il y a une grande divergence, nous lui proposons une nouvelle allocation qu’il est libre d’accepter ou de refuser », indique Olivier Cohen.

Une souscription en ligne.

Lancé fin 2016, le contrat ne peut être souscrit en ligne que depuis le second semestre 2017. « La coordination entre le service informatique de Generali et celui du cabinet pour la mise en place du module de souscription en ligne a nécessité plus de temps que prévu », indique Olivier Cohen. Ce qui peut paraître paradoxal car le cabinet de courtage ne se revendique pas comme un pure player internet. « Notre étude de marché nous a indiqué que les clients qui procèdent à une souscription intégrale en ligne restent rares. Il y a toujours, à un moment donné du processus, l’intervention d’un conseiller pour accompagner le client. Et c’est sur ce point que nous pensons nous démarquer des autres acteurs : nos conseillers sont immédiatement accessibles », précise Olivier Cohen.